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17 juin 2026

Mort de Lyhanna : Lio réclame la démission de Darmanin

Lundi 8 juin, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées à Paris pour rendre hommage à Lyhanna, une collégienne de 11 ans retrouvée morte dans le Gers le 4 juin. Parmi elles, la chanteuse Lio a pris la parole devant les caméras de Franceinfo pour réclamer la démission du ministre de la Justice, Gérald Darmanin, dénonçant les failles d’un système judiciaire qui, selon elle, aurait pu empêcher ce drame.

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En bref

  • Lyhanna, 11 ans, retrouvée morte dans le Gers le 4 juin
  • Le suspect visé par 9 plaintes ou signalements depuis 2017
  • Lio réclame la démission de Darmanin et Dupond-Moretti

Lyhanna, 11 ans : un suspect avec neuf signalements sans suite

Le jeudi 4 juin, le corps de Lyhanna, collégienne de 11 ans, est découvert dans le Gers. L’affaire provoque une onde de choc nationale, d’autant plus que le profil du suspect rend le drame encore plus difficile à accepter.

Rassemblement en hommage à une enfant victime, bougies et fleurs dans une place publique
Image d’illustration © Toptenplay

Selon les informations de Franceinfo, Jérôme Barella, 41 ans, était visé par neuf plaintes ou signalements depuis 2017, dont un pour viol sur une enfant de 10 ans en 2025. Son casier judiciaire était pourtant vierge au moment des faits.

C’est précisément ce décalage entre les alertes accumulées et l’absence de réponse pénale effective qui alimente la colère de nombreux citoyens et de personnalités publiques ayant rejoint les rassemblements du 8 juin.

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plaintes ou signalements visaient le suspect Jérôme Barella depuis 2017, dont un pour viol sur une enfant de 10 ans en 2025, selon Franceinfo.

1 200 personnes place Vendôme, 1 700 sur l’île de la Cité le 8 juin

Le lundi 8 juin, différents collectifs ont organisé des rassemblements à travers toute la France. À Paris, deux points de réunion ont été mobilisés simultanément : 1 200 personnes se sont réunies place Vendôme et 1 700 sur l’île de la Cité, selon les chiffres communiqués par les autorités.

Rassemblement citoyen place publique à Paris en hommage à une enfant
Image d’illustration © Toptenplay

C’est dans cette foule que la chanteuse Lio, connue notamment pour Banana Split, a accepté de s’exprimer au micro de la journaliste de Franceinfo Violaine Jaussent. Sa prise de parole, directe et émotionnelle, a rapidement circulé sur les réseaux sociaux.

Une affaire qui interroge la chaîne pénale

En France, un signalement ou une plainte n’entraîne pas automatiquement des poursuites ni une mise en cause judiciaire. Le parquet dispose d’une liberté d’opportunité des poursuites, ce qui peut conduire à des classements sans suite. C’est précisément ce mécanisme que dénoncent les familles et associations mobilisées depuis la mort de Lyhanna.

«Ils se foutent de notre gueule» : Lio vise Darmanin et Dupond-Moretti

Interrogée en pleine rue, Lio n’a pas mâché ses mots contre l’exécutif. «Je voudrais que les Dupond-Moretti, les Gérald Darmanin soient balayés par cette vague», a-t-elle déclaré, avant d’ajouter : «Parce que là, vraiment, toute honte bue, ils se foutent de notre gueule. C’est pas pour dire, mais en vérité !»

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Prise de parole d'une femme au micro lors d'un rassemblement public, vue de dos
Image d’illustration © Toptenplay

La chanteuse a également rejeté la lecture officielle du drame. Gérald Darmanin ayant évoqué un «dysfonctionnement», Lio a répondu avec fermeté : «Il y a deux ou trois choses que je ne peux plus entendre, c’est dire que cette affaire est un dysfonctionnement, parce que c’est le fonctionnement normal de la justice.»

Pour elle, l’enjeu dépasse ce seul dossier. «Je prends toutes les opportunités qui se présentent pour qu’un jour, cette petite vague devienne une déferlante qui change vraiment de paradigme», a-t-elle confié avec émotion.

Lio, elle-même confrontée à la justice pour violences conjugales

Si la chanteuse s’exprime avec une telle conviction, c’est parce qu’elle a elle-même traversé les rouages du système judiciaire. «J’en sais quelque chose parce que j’ai fait le chemin du combattant. J’ai déposé plainte pour violences conjugales et, après, ça s’est poursuivi avec mes enfants, que j’ai dû présenter à un père violent sans aucun regard de la justice», a-t-elle témoigné.

Mains tenant une pancarte lors d'un rassemblement contre les violences faites aux enfants
Image d’illustration © Toptenplay

Ce vécu personnel nourrit son engagement. «Peut-être que pour les femmes et les enfants, on arrivera à se mettre ensemble et qu’il y aura un tsunami. Que ce soit la vague de trop, quoi !», a-t-elle conclu, appelant à une mobilisation durable au-delà du seul hommage à Lyhanna.

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La mobilisation du 8 juin a mis une pression supplémentaire sur le gouvernement pour qu’il réponde concrètement aux questions soulevées par le dossier Lyhanna. Les associations de protection de l’enfance et les collectifs citoyens présents lors des rassemblements n’ont pas annoncé de nouvelles dates de mobilisation à ce stade, mais ont affiché leur intention de maintenir la pression sur les responsables politiques. La question du traitement judiciaire des signalements répétés, et d’une éventuelle réforme de la chaîne pénale, reste entière.

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