Un ouvrier de 19 ans est mort dans la nuit du mardi 26 au mercredi 27 mai à l’hôpital de Die, dans la Drôme, après avoir été victime d’un malaise sur un chantier. Il travaillait sur une toiture alors que les températures dépassaient 31 °C à l’ombre dans le secteur. La gendarmerie et la DREETS enquêtent sur cet accident du travail possiblement lié aux fortes chaleurs.
En bref
- —Un ouvrier de 19 ans est décédé.
- —Il travaillait sur une toiture dans la Drôme.
- —La chaleur est un facteur possible.
Un malaise mortel après une journée sur un toit
Le jeune ouvrier a été pris d’un malaise alors qu’il travaillait sur un toit, selon les informations rapportées par Midi Libre à partir d’ICI Drôme Ardèche. Transporté en urgence à l’hôpital de Die, il est décédé dans la nuit du mardi 26 au mercredi 27 mai.

À ce stade, les circonstances exactes de sa mort ne sont pas établies. La chaleur est évoquée comme un facteur possible, mais l’enquête devra préciser ce qui s’est passé sur le chantier, les conditions de travail et les éventuelles mesures de prévention en place.
Le drame intervient dans un contexte de températures élevées pour la saison. Les travaux en toiture exposent directement les salariés au soleil, à la réverbération des matériaux et à un effort physique prolongé.
Une chaleur marquée dans la Drôme
Dans la région de Die, la température a dépassé 31 °C à l’ombre mardi, jour où l’ouvrier a été victime d’un malaise. Sur une toiture, la chaleur ressentie peut être plus forte que la température mesurée à l’ombre, en raison de l’exposition directe et des surfaces chauffées par le soleil.

La Drôme a basculé jeudi 28 mai à midi en vigilance jaune canicule. Cette alerte météorologique ne permet pas, à elle seule, d’expliquer le décès, mais elle confirme un épisode de chaleur suffisamment significatif pour nécessiter une vigilance particulière.
Les fortes chaleurs posent un risque spécifique aux personnes qui travaillent dehors. Dans le bâtiment, l’effort physique, les équipements de protection et l’absence d’ombre peuvent compliquer la récupération de l’organisme.
Gendarmerie et DREETS saisies
L’affaire a été confiée à la gendarmerie ainsi qu’à la DREETS, la Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités. Leur rôle est notamment d’examiner les circonstances du décès et le cadre professionnel dans lequel le malaise est survenu.

Dans un dossier de ce type, les enquêteurs peuvent chercher à déterminer les horaires de travail, l’organisation du chantier, l’accès à l’eau, les pauses, les possibilités de se mettre à l’ombre et les consignes données aux salariés. Aucun manquement n’est établi à ce stade.
La prudence reste donc nécessaire. Le décès est présenté comme un accident du travail possiblement lié à la chaleur, mais seule l’enquête permettra de confirmer ou d’écarter cette hypothèse.
Pour comprendre
La DREETS intervient notamment sur les questions de travail, d’emploi et de contrôle des conditions professionnelles. Dans ce dossier, son intervention aux côtés de la gendarmerie doit permettre d’éclairer les circonstances du malaise survenu sur le chantier.
Le BTP face au risque de coup de chaleur
Les ouvriers du BTP font partie des travailleurs les plus exposés aux épisodes de chaleur intense. Ils interviennent souvent en extérieur, parfois en hauteur, avec des tâches physiques qui augmentent la température corporelle.

Lors d’un coup de chaleur, ou hyperthermie, la température du corps peut dépasser 40 °C. Ce phénomène peut entraîner une urgence vitale, en particulier si la personne ne peut pas rapidement se rafraîchir, s’hydrater et être prise en charge.
Le ministre du Travail a indiqué regarder « avec attention » la santé au travail des salariés exposés aux grandes chaleurs. Il a aussi appelé les entreprises du BTP à « prendre leurs responsabilités ».
La Direction générale du travail a notifié en 2025 neuf accidents du travail mortels en lien possible avec la chaleur. Ce chiffre donne la mesure d’un risque appelé à être davantage surveillé, alors que les épisodes de chaleur deviennent un enjeu récurrent pour l’organisation du travail.
La mort de ce jeune ouvrier reste soumise aux conclusions de l’enquête, qui devra établir les causes exactes du décès. Mais le drame rappelle la vulnérabilité des travailleurs exposés aux fortes chaleurs, en particulier dans le BTP. Pour les entreprises, l’enjeu est concret : anticiper les épisodes de chaleur, adapter les chantiers et protéger les salariés avant que le malaise ne survienne.


