📌 Netflix : « Tous les jours la même nuit » retrace l’incendie de la discothèque Kiss qui a tué 242 personnes au Brésil

Posted 7 janvier 2026 by: Admin
L’Incendie De La Boîte Kiss : La Tragédie Qui Inspire La Série
La nuit du 26 au 27 janvier 2013 restera gravée comme l’une des catastrophes les plus meurtrières de l’histoire brésilienne. Dans la discothèque Kiss, située dans l’État du Rio Grande do Sul, un concert se transforme en cauchemar lorsque des étincelles enflamment le plafond de la salle. Le feu se propage à une vitesse fulgurante, piégeant des centaines de personnes dans un espace confiné et enfumé. Le bilan est effroyable : 242 morts et 600 blessés.
C’est précisément ce drame que retrace Tous les jours la même nuit, adaptation du livre de Daniela Arbex réalisée par Gustavo Lipsztein et Julia Rezende. La série reconstitue méticuleusement les événements de cette nuit tragique, où la joie d’une soirée festive bascule en quelques minutes dans l’horreur absolue. Les flammes dévorent tout sur leur passage, laissant derrière elles des familles dévastées et une nation sous le choc.
Cette tragédie, qui a marqué profondément le Brésil, trouve aujourd’hui une résonance troublante avec l’incendie survenu au bar Le Constellation à Crans-Montana en Suisse, dans la nuit du Nouvel an 2026. Un parallèle qui explique pourquoi cette série, sortie trois ans plus tôt, connaît aujourd’hui un regain d’intérêt spectaculaire sur Netflix.
Un Succès Inattendu Trois Ans Après Sa Sortie
Sortie discrètement en janvier 2023, Tous les jours la même nuit semblait destinée à rejoindre le catalogue oublié de Netflix. Pourtant, trois ans plus tard, la série réalisée par Gustavo Lipsztein et Julia Rezende fait une entrée fracassante dans le Top 10 de la plateforme en ce début 2026. Un phénomène de redécouverte aussi soudain qu’inattendu.
Cette résurgence spectaculaire n’est pas le fruit du hasard. L’incendie du bar Le Constellation à Crans-Montana, survenu dans la nuit du 1er janvier 2026, a brutalement ramené à la surface des mémoires collectives le drame de la boîte Kiss. Les internautes, bouleversés par l’actualité suisse, se sont massivement tournés vers cette fiction brésilienne qui met en lumière une tragédie similaire. La série devient ainsi un miroir douloureux de l’actualité, permettant de comprendre l’ampleur du traumatisme vécu par les victimes et leurs proches.
Son format court de 5 épisodes facilite ce visionnage d’urgence, presque cathartique. En quelques heures, les spectateurs plongent dans l’enfer de la discothèque Kiss et découvrent ce que vivent aujourd’hui les familles suisses endeuillées. Une résonance émotionnelle qui transforme cette série documentée en témoignage universel sur les conséquences dévastatrices de telles catastrophes.
Une Fiction Déchirante Qui Va Au-Delà De L’Incendie
Là où d’autres productions se seraient contentées de reconstituer le drame, Tous les jours la même nuit fait un choix narratif audacieux : consacrer autant de place à l’après qu’à l’événement lui-même. La série bascule rapidement de l’enfer des flammes vers un autre cauchemar, plus silencieux mais tout aussi destructeur. Celui des survivants qui portent des cicatrices invisibles et des familles qui doivent continuer à vivre avec un vide insupportable.
Cette vie d’après occupe le cœur du récit. Les réalisateurs suivent le combat quotidien des parents endeuillés, leur quête de justice face à des responsables qui tentent d’échapper aux conséquences. Ils montrent les rescapés traumatisés, incapables de retrouver une existence normale, hantés par les cris et l’odeur de fumée. Cette dimension humaine transforme le fait divers en témoignage universel sur le deuil et la résilience.
La violence émotionnelle est telle que Netflix a classé la série « déconseillée aux moins de 16 ans ». Pas de scènes gore, mais une intensité psychologique qui frappe au ventre. Chaque épisode confronte le spectateur à cette vérité brutale : pour les victimes et leurs proches, la tragédie ne s’est jamais terminée. Elle se rejoue tous les jours, la même nuit, dans un cycle infernal de culpabilité, de colère et de questions sans réponses.
La Réception Des Spectateurs : Entre Émotion Et Nécessité
Cette charge émotionnelle explique la note mitigée de 3,2/5 sur Allociné. Un chiffre qui ne reflète pas un échec, mais la difficulté à « noter » une œuvre aussi éprouvante. Les spectateurs le reconnaissent eux-mêmes : « C’est avant tout le propos qui est important ». La série bouleverse, dérange, mais remplit sa mission essentielle de témoignage.
Les critiques saluent unanimement le courage d’aborder un sujet aussi douloureux. Un internaute confie que le « combat des parents des victimes prend aux tripes », transformant le visionnage en expérience cathartique. D’autres soulignent la justesse du récit, cette capacité à documenter sans spectaculariser, à émouvoir sans manipuler. Le format court de 5 épisodes amplifie l’impact : impossible de détourner le regard, la série se regarde d’une traite comme un coup de poing.
Le regain d’intérêt en janvier 2026 s’explique par une douloureuse actualité. Les spectateurs établissent spontanément le parallèle avec l’incendie du Constellation à Crans-Montana : « Ce n’est pas de la fiction mais bel et bien la dure réalité ». Cette résonance transforme Tous les jours la même nuit en miroir tragique, rappelant que ces drames ne relèvent pas du passé mais d’une vulnérabilité toujours présente.










