Se lever la nuit pour aller aux toilettes est un phénomène plus répandu qu’on ne le croit, et il porte un nom : la nycturie. Sur les ondes de RTL, le médecin Jimmy Mohamed a mis en lumière une cause surprenante : l’usage excessif des écrans. Une étude récente établit en effet un lien direct entre le temps passé devant les écrans et ce trouble du sommeil.
En bref
- —Les écrans augmentent de 50% le risque de nycturie
- —Le seuil critique est fixé à 5 heures d’écran par jour
- —La moyenne française est déjà de 4 heures quotidiennes
La nycturie, un problème qui touche toutes les générations
La nycturie désigne le besoin de se lever plusieurs fois durant la nuit pour uriner. Contrairement aux idées reçues, ce trouble ne concerne pas uniquement les personnes âgées.

Si certains hommes vieillissants peuvent l’attribuer à une augmentation du volume de la prostate, la réalité est plus large : toutes les générations peuvent être concernées par ces réveils nocturnes intempestifs.
Ce phénomène, souvent vécu comme une simple gêne, peut pourtant avoir un impact réel sur la qualité du sommeil et, par extension, sur la santé générale.
Le rôle des écrans : une étude fait le lien
C’est une nouvelle étude, relayée par le médecin Jimmy Mohamed sur RTL, qui établit un parallèle entre la consommation d’écrans et la nycturie.

Selon ces travaux, les personnes ayant une forte consommation d’écrans dans la journée augmentent de près de 50 % leur risque de devoir se lever la nuit pour uriner.
Ce seuil critique est atteint dès 5 heures de temps d’écran par jour, tous supports confondus : télévision, téléphone portable ou ordinateur.
Mélatonine et architecture du sommeil perturbées
Le mécanisme en jeu est bien identifié : la lumière émise par les écrans perturbe la production de mélatonine, l’hormone qui régule l’endormissement et la qualité du sommeil nocturne.

Lorsque le sommeil est ainsi déstabilisé, l’architecture du sommeil s’en trouve altérée, notamment chez les personnes qui se couchent tard après une longue exposition aux écrans.
Normalement, le cerveau est capable, durant le sommeil, de gérer les envies d’uriner et de les inhiber. Mais si le sommeil est de mauvaise qualité ou fragmenté, cette capacité de régulation disparaît, entraînant des réveils nocturnes.
Une moyenne française déjà proche du seuil
En France, le temps moyen passé devant les écrans est estimé à 4 heures par jour par habitant. Ce chiffre, déjà proche du seuil de 5 heures identifié comme risqué, suggère qu’une large partie de la population pourrait être exposée aux effets néfastes des écrans sur le sommeil et la vessie.

