📌 Philippe de Villiers sur Marion Maréchal : « C’est une fille qui a des convictions, du courage et du talent »
Posted 10 février 2026 by: Admin

Le Soutien Affirmé De Philippe De Villiers À Marion Maréchal
Les alliances politiques à l’extrême droite se tissent souvent dans la discrétion. Philippe de Villiers, figure historique du souverainisme français, n’a jamais caché son estime pour Marion Maréchal. « C’est une fille qui a des convictions, qui est courageuse et talentueuse », confiait-il aux équipes de Challenge en 2016, ajoutant sans détour qu’il « l’aimait bien ». Des mots pesés, prononcés par un homme réputé pour sa franchise.
Leur première rencontre remonte à un déjeuner en Provence, où la petite-fille de Jean-Marie Le Pen souhaitait échanger avec l’ex-eurodéputé sur le modèle du Puy du Fou, ce parc historique lancé dans les années 70 en Vendée. Un terrain d’entente naturel pour deux personnalités partageant une même vision : la défense des valeurs catholiques et traditionalistes. Selon Le Figaro, cette rencontre marqua le début d’une relation fondée sur le respect mutuel et une convergence idéologique assumée.
Philippe de Villiers, désormais âgé de 76 ans, a multiplié les occasions de côtoyer la mère de famille de 36 ans. Chaque échange semble avoir renforcé sa conviction : Marion Maréchal incarne une droite de conviction, capable de porter un discours sans compromis. Une reconnaissance rare de la part d’un homme qui ne distribue pas facilement les compliments.

La Rupture Fracassante Avec Le Clan Le Pen
Pourtant, cette trajectoire politique ne s’est pas construite sans heurts. Il y a près de dix ans, Marion Maréchal provoquait un séisme au sein du Front national en renonçant à son siège au bureau politique du parti. Une défection qui avait alors sidéré l’ensemble de la presse et interrogé sur l’avenir d’une figure montante de l’extrême droite française.
Le véritable coup de tonnerre intervint en 2022, lors de son retour en politique. Marion Maréchal, qui avait choisi de rejoindre Reconquête, le parti d’Éric Zemmour, franchit une ligne rouge familiale : elle refusa publiquement de soutenir Marine Le Pen pour l’élection présidentielle. Un désaveu cinglant pour sa tante, alors en pleine campagne pour sa troisième tentative d’accès à l’Élysée. L’épouse de Vincenzo Sofo assumait pleinement ce positionnement familial tendu, préférant défendre les couleurs du polémiste arrivé quatrième au scrutin.
Cette dissidence marqua une rupture profonde dans la dynastie Le Pen. Tandis que Marine enchaînait meetings et plateaux télé, sa nièce traçait sa propre voie, incarnant une nouvelle génération de la droite radicale, plus libre dans ses alliances et moins tributaire du poids dynastique. Une émancipation qui ne passerait pas inaperçue et qui, deux ans plus tard, lui vaudrait une nouvelle exclusion retentissante.

L’Exclusion De Reconquête : Une Trahison Qui Ne Passe Pas
Cette émancipation trouva son épilogue brutal en 2024, lors des élections législatives. Marion Maréchal commit alors ce qu’Éric Zemmour considéra comme l’ultime trahison : elle appela ses partisans à voter dès le premier tour pour « les candidats uniques de la coalition des droites », incluant explicitement ceux du Rassemblement national. Un soutien public au parti de sa tante qui signait son arrêt de mort politique au sein de Reconquête.
La réaction du polémiste fut sans appel. Sur le plateau de BFMTV, Éric Zemmour ne cacha ni son écœurement ni sa blessure : « Je suis à la fois écœuré et blessé. Les militants ont tracté pour elle, ont donné de l’argent pour elle, et au bout de 48h, elle les abandonne comme des chiens, comme des vieilles chaussettes. » Des mots cinglants qui actaient une rupture définitive avec celle qu’il avait pourtant adoubée deux ans plus tôt.
L’exclusion du parti suivit rapidement. Marion Maréchal, qui avait orchestré son grand retour politique sous la bannière de Reconquête, se retrouvait à nouveau orpheline d’une famille politique. Cette défection, vécue comme une trahison personnelle par Zemmour et ses militants, illustrait la difficulté pour l’héritière Le Pen de naviguer entre fidélités familiales et ambitions propres. Reste à savoir si Philippe de Villiers, qui la décrivait comme « courageuse et talentueuse », maintient son jugement élogieux face à ces revirements stratégiques.

Le Scepticisme De Villiers Face À L’Avenir De L’Extrême Droite
Ces turbulences au sein de l’extrême droite surviennent dans un contexte judiciaire qui bouleverse la donne politique. Marine Le Pen, ex-présidente du Rassemblement national, fait face à une condamnation sans précédent : quatre ans de prison dont un an ferme, assortis d’une peine d’inéligibilité de cinq ans. Une sanction qui compromet gravement sa candidature à l’élection présidentielle de 2027, pour ce qui aurait dû être sa quatrième tentative.
Si certains partisans persistent à croire en un retournement judiciaire, d’autres se tournent déjà vers de nouveaux visages : Jordan Bardella, Marion Maréchal. Pourtant, Philippe de Villiers demeure réservé sur l’impact réel de cette recomposition. Sur LCI, le souverainiste asséna une vérité désabusée : « Les choses ne changeront pas » même si Marine Le Pen accédait au pouvoir.
Une déclaration qui contraste avec les éloges adressés à Marion Maréchal. Car si Villiers salue ses convictions et son courage, il semble douter de la capacité de l’extrême droite à transformer réellement la France. À 76 ans, l’ancien eurodéputé observe avec distance cette guerre fratricide entre héritiers d’un même courant idéologique. Reste désormais à savoir si Marion Maréchal, orpheline de deux partis en l’espace de deux ans, a pris connaissance de cette franchise désenchantée qui tempère largement l’admiration initiale.










