📌 Prostitution à 15 ans : Audrey Crespo-Mara confronte une mère au revenu décuplé de sa fille mineure
Posted 26 février 2026 by: Admin

Une Mère Face À L’impensable : Quand La Prostitution Frappe À 13 Ans
Tout commence par des fugues. Des disparitions inexpliquées, des retours sans un mot. « À 13 ans. Donc ça dure depuis deux ans. Ça a commencé par des fugues. Marine était devenue une enfant difficile », confie cette mère dans Sept à Huit. L’adolescente qu’elle connaissait s’est effacée, remplacée par une version explosive, imprévisible. Les crises de colère se multiplient. « Avec moi, avec son frère, sa sœur, elle avait des grosses crises de colère ». La violence s’installe au quotidien, créant un climat de tension permanente au sein du foyer.
Mais derrière cette rage, un traumatisme ancien. Entre huit et douze ans, Marine a été agressée sexuellement à répétition par un ancien voisin. Des années de violences silencieuses, dont les séquelles émergent désormais sous forme d’autodestruction. Pour la mère, le lien ne fait aucun doute : la prostitution à laquelle se livre sa fille depuis ses 13 ans découle directement de ces abus subis dans l’enfance. Un corps déjà violé, désormais monnayé. Une enfance brisée qui se prolonge dans une adolescence vendue.
Face à Audrey Crespo-Mara, cette femme expose l’impuissance d’un parent qui assiste, démuni, à la dérive de son enfant. Deux ans que Marine se prostitue. Deux ans qu’elle tente de colmater une faille béante avec l’argent de clients qui abusent d’un corps encore mineur.

La Phrase Qui Tue : Audrey Crespo-Mara Met Le Doigt Sur Une Réalité Économique Glaçante
Face à ce récit accablant, Audrey Crespo-Mara n’édulcore rien. Elle confronte cette mère épuisée à une vérité que beaucoup préfèrent ignorer. « Elle vous dit aussi qu’en se prostituant, elle gagne dix fois plus que vous. Vous cumulez deux boulots pour subvenir aux besoins de vos enfants », lance-t-elle sans détour. La phrase claque comme un constat social brutal.
D’un côté, une femme qui s’échine entre deux emplois précaires. Aide à domicile le jour, agent d’entretien le soir. Résultat : un SMIC tout juste suffisant pour nourrir ses trois enfants. De l’autre, une adolescente de 15 ans qui empoche « facilement jusqu’à 500, 600 euros par jour » en vendant son corps à des hommes adultes. Dix fois plus que sa mère qui travaille sans relâche.
Cette comparaison glaciale révèle l’engrenage pervers qui piège ces jeunes filles. L’argent facile devient un aimant puissant face à la précarité familiale. Comment convaincre une adolescente de renoncer à cette manne financière quand le travail légal de sa mère rapporte une misère ? Le malaise s’installe, palpable, dans le plateau de TF1. Audrey Crespo-Mara vient de mettre en lumière une faille béante du système : la prostitution adolescente prospère aussi sur le terreau de la pauvreté.

« Elle Se Détruit » : L’Angoisse D’Une Mère Qui Projette L’Horreur À Venir
Pourtant, l’argent ne suffit pas à étouffer l’angoisse maternelle. Cette mère refuse de capituler face à l’évidence financière. « Pour moi, elle se détruit », martèle-t-elle avec une lucidité déchirante. Sa fille, elle, banalise tout. Les clients ? De simples transactions. Son corps ? Un outil détaché de son être. « Elle me dit qu’elle ne s’en rend pas compte, que pour elle, les clients, ce sont des clients, mais qu’elle est là sans être là ».
Cette dissociation traumatique terrifie davantage que les chiffres évoqués précédemment. L’adolescente a érigé une barrière psychologique pour survivre à l’insupportable. Elle se coupe de son propre corps pendant les actes, mécanisme de défense classique chez les victimes d’abus répétés. Mais sa mère voit plus loin, projette l’inévitable réveil de conscience. « Moi je pense à plus tard, dans quelques années, quand elle se réveillera de tout ça, qu’elle prendra conscience que tous ces hommes, ils ont abusé de son corps d’enfant ».
L’expression frappe par sa justesse brutale : un corps d’enfant exploité par des adultes. La mère anticipe l’effondrement psychologique futur, quand le bouclier protecteur de la dissociation cédera. Quand sa fille devra affronter la réalité des centaines, peut-être des milliers d’hommes qui auront profité de sa vulnérabilité. Cette projection maternelle révèle toute l’ampleur d’un drame qui dépasse largement la question économique.

Le Choc De La Découverte : De « Sexe Model » Au Déni Maternel
Cette lucidité maternelle sur l’avenir n’a pourtant pas toujours été aussi affûtée. Pendant des semaines, les signaux se sont multipliés sans qu’elle veuille les décrypter. Les mini-jupes, les tenues de plus en plus provocantes, les absences inexpliquées. « Elle était habillée de façon assez vulgaire. Et moi, je n’ai pas fait trop le lien tout de suite parce que c’est irréel. Je ne voulais pas croire à la prostitution ». Ce refus de voir constitue une défense psychologique classique : comment accepter qu’une enfant de 13 ans bascule dans un tel système ?
Le basculement s’est produit brutalement, via la découverte du profil en ligne. Sur « Sexe Model », site d’escorte tristement connu, la mère a reconnu sa propre fille. « J’étais sous le choc », confie-t-elle simplement. Audrey Crespo-Mara, sans détour, demande des précisions sur cette plateforme. La réponse tombe, clinique : « Un site d’escorte ».
La confrontation mère-fille qui a suivi révèle toute l’absurdité de la situation. Face aux images de sa propre enfant proposée à des hommes adultes, cette mère a formulé une inquiétude presque dérisoire : « J’espère que tu ne te mets pas en danger ». La réponse de l’adolescente ? Un « Non, ça va, t’inquiète » d’une banalité glaçante. Comme si vendre son corps de mineure à des inconnus relevait d’une simple activité annexe, sans conséquence. Cette minimisation du danger expose le gouffre générationnel et psychologique qui sépare désormais ces deux femmes face à l’impensable devenu quotidien.










