📌 Rima Hassan : CBD légal et 3MMC, ce que contenait vraiment son sac lors de sa garde à vue
Posted 3 avril 2026 by: Admin

L’Arrestation Et Les Chefs D’Accusation : Une Eurodéputée Dans La Tourmente Judiciaire
Jeudi à Paris, Rima Hassan franchissait les portes de la police judiciaire pour une garde à vue qui allait durer toute la journée. L’eurodéputée LFI de 33 ans, convoquée le matin même, s’est présentée volontairement aux enquêteurs. Sa remise en liberté intervient en fin de soirée, mais avec une convocation ferme : elle sera jugée le 7 juillet 2026 pour apologie du terrorisme.
La procédure présente une particularité juridique notable. Le parquet de Paris a confirmé que ce placement en garde à vue s’est effectué « sans qu’il soit nécessaire de faire procéder à la levée de l’immunité parlementaire ». Cette exception s’explique par le cadre d’une enquête en flagrance, permettant aux autorités d’agir rapidement face à des faits récents.
L’origine des poursuites remonte à une publication sur X datée du 26 mars 2026. Le message incriminé a été signalé au parquet par trois sources distinctes : le ministre de l’Intérieur, l’Organisation juive européenne et la Licra. Cette convergence de plaintes a déclenché l’ouverture d’une procédure judiciaire immédiate.
À sa sortie de garde à vue, la parlementaire européenne reste laconique : « Pas de commentaire aujourd’hui, on fera une conférence de presse demain. » Son dossier judiciaire ne se limite toutefois pas à cette seule affaire. Le parquet confirme que six autres procédures sont actuellement en cours contre Rima Hassan, sans souhaiter les commenter davantage. Treize autres ont été classées sans suite après analyse des contextes et auditions. La nature exacte du tweet litigieux révèle pourtant l’ampleur des reproches.

Le Tweet Controversé : Quand Rima Hassan Glorifie Un Auteur De Massacre
La publication incriminée fait référence à Kōzō Okamoto, figure historique du terrorisme international. Le 26 mars 2026, l’eurodéputée partage sur X une citation attribuée à cet homme : « J’ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne. Tant qu’il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir. » Le message s’accompagne de drapeaux japonais et palestinien.
Okamoto n’est pas un militant ordinaire. Il reste le seul survivant parmi les trois auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l’aéroport israélien de Lod-Tel Aviv. Cette attaque menée au nom du Front populaire de libération de la Palestine a fait 26 morts : 17 citoyens américains de Porto Rico, 8 Israéliens et 1 Canadien.
Le parquet détaille précisément le contenu republié par Hassan : un texte en anglais rappelant la participation d’Okamoto à cette attaque, ainsi qu’une photographie le montrant porté sur les épaules d’hommes vêtus de treillis et de keffieh. L’iconographie célèbre ouvertement un homme responsable d’un carnage.
Cette glorification explicite d’un auteur d’attentat constitue le cœur de l’accusation d’apologie du terrorisme. Le message ne se contente pas d’une référence historique : il élève la violence meurtrière au rang de « devoir » face à l’oppression. Les autorités judiciaires considèrent cette publication comme une incitation déguisée. Mais la fouille des effets personnels de l’eurodéputée allait réserver une surprise supplémentaire aux enquêteurs.

La Découverte Inattendue : De La Drogue Synthétique Dans Le Sac De L’Eurodéputée
La fouille de routine réserve aux enquêteurs une découverte imprévue. Les effets personnels de Rima Hassan révèlent la présence de deux substances distinctes : du CBD et de la 3MMC, une drogue de synthèse. Le parquet précise que ces éléments feront l’objet d’une procédure distincte, disjointe du dossier d’apologie du terrorisme.
Hassan réagit immédiatement sur X en dénonçant des « fuites illégales » et des « accusations totalement fausses ». L’eurodéputée martèle que seule la présence de CBD, parfaitement légale, a été constatée. Elle fournit une explication précise : le CBD aurait été acheté à Bruxelles, tandis que la 3MMC lui aurait été donnée à son insu dans la capitale belge, selon une source proche du dossier.
Le contraste entre la version du parquet et celle de la défense est saisissant. D’un côté, la confirmation officielle de la présence de drogue de synthèse dans le sac de la parlementaire. De l’autre, un démenti véhément accompagné d’une théorie selon laquelle la substance aurait été placée sans son consentement.
À sa sortie de garde à vue jeudi soir, Hassan refuse tout commentaire immédiat et annonce une conférence de presse pour le lendemain. Cette affaire de stupéfiants, bien que secondaire face à l’accusation d’apologie du terrorisme, s’ajoute à un dossier judiciaire déjà complexe pour cette figure controversée de l’engagement pro-palestinien.

Portrait D’Une Militante Radicale : Entre Engagement Palestinien Et Multiplication Des Controverses
Au-delà de cette affaire de stupéfiants, le dossier judiciaire de Rima Hassan s’épaissit. Le parquet confirme l’existence de six autres procédures en cours la visant, sans souhaiter les commenter publiquement. Treize autres ont déjà été classées sans suite après analyse des contextes, auditions de l’intéressée et examen des explications fournies. La plupart concernaient des tweets ou propos signalés par l’Organisation juive européenne, d’autres organisations ou des députés.
« Porte-drapeau de la cause palestinienne », l’eurodéputée de 33 ans ne dissimule rien de ses positions radicales. Elle qualifie régulièrement Israël d’« État terroriste » et multiplie les messages polémiques sur les réseaux sociaux. Son profil avait été hissé sur le devant de la scène par La France Insoumise lors des européennes de 2024, où l’envoyer à Bruxelles constituait un argument central de campagne.
Son engagement dépasse le cadre parlementaire. Hassan a embarqué à deux reprises à bord de bateaux en direction de Gaza pour dénoncer le blocus humanitaire. Lors de l’une de ces opérations, elle avait été temporairement détenue par les forces israéliennes après l’interception du navire.
Le 7 juillet prochain, c’est donc une figure militante assumée qui se présentera devant le tribunal. Entre accusations d’apologie du terrorisme, découverte de drogue synthétique et procédures multiples, Rima Hassan cristallise les tensions autour du conflit israélo-palestinien au sein même des institutions européennes.










