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24 juin 2026

Rodéos urbains : Ségolène Royal propose de créer une école de cascadeurs plutôt que de détruire les deux-roues saisis

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Pour l’ancienne ministre, cette logique du tout-répressif pousse directement ces jeunes vers le trafic de drogue. Privés de leur passion, sans perspective ni alternative, ils basculent dans une économie parallèle autrement plus lucrative et dangereuse. Le rodéo urbain, malgré ses risques avérés et ses victimes, resterait selon elle un symptôme moins grave que la délinquance organisée qui guette.

Elle ne nie pas les dangers. « C’est très dangereux. Il y a même eu des morts », reconnaît-elle. Mais plutôt que de combattre le symptôme par la force, elle plaide pour traiter la cause : l’absence d’horizon pour des jeunes en quête d’adrénaline et de reconnaissance.

La critique est cinglante. En détruisant les motos saisies devant les caméras, l’État envoie un message de fermeté qui rassure l’opinion. Mais dans les quartiers, ces opérations coup de poing laissent des adolescents désœuvrés, vulnérables aux sollicitations des réseaux criminels.

Cette vision heurte frontalement la doctrine sécuritaire dominante, qui privilégie la sanction immédiate à l’accompagnement de long terme.

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Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Un Projet À Contre-Courant De La Ligne Gouvernementale

Cette vision d’une seconde chance organisée se heurte pourtant à une réalité politique inflexible. Un mois avant l’interview de Royal, en décembre 2025, Laurent Nunez présentait les premières lignes d’un projet de loi sur « la sécurité du quotidien ». Au programme : sanctions renforcées contre les rodéos urbains, avec suspension immédiate du permis de conduire et saisie automatique du véhicule.

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