📌 Russie : une femme chute mortellement de 88 mètres en tentant un selfie après son saut à l’élastique d’anniversaire
Posted 17 février 2026 by: Admin

Une Célébration Fatale : Quand un Anniversaire Vire au Drame
Le 15 février 2026, à Pavlovsk, dans la banlieue de Saint-Pétersbourg, une sortie familiale s’est transformée en tragédie sans retour. Elizaveta Gushchina, mère de deux enfants, avait fêté ses 45 ans la veille. Pour marquer l’occasion, son fils Nikita — avec qui elle partageait une passion pour les sports extrêmes — lui avait organisé un saut à l’élastique depuis une tour désaffectée culminant à 88 mètres de hauteur.
Tous deux membres du club extrême 23block, cette femme et son fils n’en étaient pas à leur première expérience. Le cadre était familier, la confiance installée. Ce matin-là, Elizaveta s’est élancée dans le vide comme elle l’avait probablement fait d’autres fois. La descente s’est déroulée sans le moindre accroc.
C’est précisément ce détail qui rend le drame encore plus difficile à saisir : le saut en lui-même ne présentait aucune anomalie. La quadragénaire avait relevé le défi, touché le fond, et remonté vers la plateforme comme n’importe quelle sauteuse aguerrie. À cet instant, rien ne laissait présager que les secondes suivantes allaient être les dernières.
Car c’est après le saut, une fois revenue au sommet de la structure, qu’Elizaveta Gushchina a commis un geste anodin en apparence — immortaliser ce moment d’anniversaire avec son fils. Un geste qui, dans des circonstances encore débattues, allait précipiter l’irréparable.

La Chute Mortelle : Les Secondes qui Ont Tout Changé
Revenue au sommet de la tour, Elizaveta Gushchina voulait immortaliser ce moment d’anniversaire. Un réflexe banal, presque universel : sortir son téléphone, se rapprocher du bord, capturer l’instant avec son fils.
C’est à ce moment précis que tout a basculé. Selon plusieurs médias russes, elle ne portait pas son harnais correctement au moment de s’approcher du rebord de la plateforme. Elle aurait glissé sur une planche humide et chuté lourdement dans le vide, sous les yeux de Nikita, 22 ans.
La chaîne REN TV apporte une précision troublante : Elizaveta s’était bien attachée à une corde, mais sans respecter la longueur de sécurité requise. Un écart technique, infime en apparence, qui s’est révélé fatal. Les secours, rapidement dépêchés sur place, n’ont pu que constater son décès.
Ce qui frappe dans la reconstitution de l’accident, c’est le paradoxe cruel qu’il révèle : une sauteuse expérimentée, habituée aux hauteurs et aux protocoles, a perdu la vie non pas durant l’épreuve pour laquelle elle avait été encadrée, mais lors d’un geste spontané, hors de tout cadre de sécurité formalisé. Le danger n’était pas dans le saut, mais dans l’après.
Cette zone grise entre l’activité encadrée et le moment informel qui suit soulève des questions que les autorités russes ne pouvaient pas laisser sans réponse.

L’Enquête Ouverte : Les Organisateurs dans le Viseur des Autorités
Cette zone grise entre activité encadrée et moment informel n’a pas échappé au parquet russe. Dès l’annonce du décès, une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer si les organisateurs respectaient bien les normes de sécurité en vigueur au moment des faits.
Les autorités devront établir si le club portait une part de responsabilité dans ce qui s’est produit après le saut officiel — une question juridique complexe, qui interroge la délimitation précise du cadre de prise en charge des participants.
De son côté, le club 23block, auquel appartenaient Elizaveta et son fils Nikita, a rapidement pris la parole. Dans un communiqué sobre et chargé d’émotion, l’association a rendu hommage à l’une des siennes : « Dans des circonstances tragiques, Liza, sauteuse expérimentée et mère de deux enfants, est décédée. Elizaveta Gushchina, ainsi que son fils Nikita, sont membres de notre équipe sportive. Aujourd’hui, toute l’équipe pleure cette perte. C’est une très grande tragédie pour nous. »
Ces mots disent l’essentiel : Elizaveta n’était pas une novice égarée dans une activité qui la dépassait. Elle était une pratiquante confirmée, intégrée à une communauté qui la connaissait et la respectait. Ce détail — loin d’atténuer le drame — déplace le regard vers une réalité statistique que les chiffres, eux, éclairent avec une précision que les émotions ne peuvent pas toujours offrir.

Le Saut à l’Élastique Reste Sûr : Chiffres et Réalité Statistique
Car derrière l’émotion, les données factuelles s’imposent avec clarté. En 2025, le risque lié au saut à l’élastique est estimé à un accident mortel pour 500 000 sauts — un niveau comparable à celui du parachutisme en tandem, activité pourtant perçue comme bien plus dangereuse par le grand public.
Ce chiffre ne minimise pas le drame vécu par la famille Gushchina. Il le replace dans une réalité que les statistiques mondiales confirment : le bungee jumping, pratiqué dans un cadre professionnel et selon des protocoles rigoureux, demeure l’une des activités extrêmes les plus sécurisées.
Les accidents recensés à travers le monde résultent quasi systématiquement de trois causes identifiées : défaillances d’équipement, erreurs humaines ou pathologies préexistantes ignorées. Dans le cas d’Elizaveta Gushchina, c’est précisément le moment hors protocole — la remontée informelle pour un selfie, sans harnais correctement attaché — qui a été fatal, et non le saut en lui-même.
Cette distinction est fondamentale. Elle rappelle que le risque zéro n’existe pas, mais que les marges de sécurité construites par les professionnels du secteur sont réelles et efficaces. Ce que l’enquête judiciaire devra désormais établir, c’est précisément où s’arrêtait le cadre sécurisé — et à quel moment Elizaveta en est sortie, seule ou accompagnée dans cette décision.










