📌 SNCF : une loi pour interdire les espaces « sans enfants » dans les transports et lieux publics

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Posted 28 janvier 2026 by: Admin #Actualité

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La SNCF Au Cœur D’Une Controverse Législative

Le lancement de la classe « Optimum Plus » par la SNCF, réservée exclusivement aux voyageurs de plus de 12 ans, a déclenché une réaction politique immédiate. Quelques jours seulement après l’annonce de cette offre commerciale controversée, la députée Constance de Pélichy (Liot) a déposé mardi 27 janvier 2026 une proposition de loi à l’Assemblée nationale visant à interdire l’exclusion des enfants des lieux publics et des transports.

Le texte, présenté pour cosignature à l’ensemble des députés – à l’exception des groupes LFI, RN et UDR – marque une riposte parlementaire frontale contre cette pratique d’exclusion. L’initiative parlementaire ne se limite pas à une simple réaction d’actualité : elle entend inscrire dans la loi qu’« l’exclusion des enfants de lieux ou services ouverts au public ne peut pas devenir une norme sociale ».

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Cette proposition de loi intervient dans un contexte où les espaces réservés aux adultes se multiplient, transformant progressivement l’accès des mineurs aux services publics et commerciaux en question politique. La députée vise explicitement à garantir l’accueil des enfants face à l’émergence de ces zones interdites aux familles, dont la classe « Optimum Plus » constitue le symbole le plus récent et le plus médiatisé.

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Une Modification Du Code Pénal Pour Qualifier La Discrimination

Le dispositif juridique imaginé par Constance de Pélichy s’attaque directement à l’arsenal législatif existant. La proposition de loi prévoit de modifier l’article 225-1 du code pénal pour qualifier explicitement de discrimination le fait d’exclure des enfants « de lieux de vie, de l’espace public, d’espaces commerciaux ou des transports ».

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Cette inscription dans le code pénal transformerait ces pratiques d’exclusion en délit punissable, au même titre que les discriminations fondées sur l’origine, le sexe ou le handicap. Le texte prévoit toutefois deux exceptions strictement définies : les exigences de sécurité propres aux enfants et l’absence de capacité civile des mineurs.

Au-delà de la sanction pénale, la proposition impose au gouvernement de remettre au Parlement, dans un délai d’un an, un rapport détaillé sur l’accueil des enfants dans les lieux publics. Ce document permettra d’évaluer l’ampleur du phénomène et de mesurer l’évolution des pratiques discriminatoires avant et après l’adoption éventuelle de la loi.

Le choix de la voie pénale révèle l’ambition de la députée : ne pas se contenter d’une simple déclaration d’intention, mais établir un cadre contraignant assorti de sanctions concrètes. Cette approche vise à dissuader préventivement toute entreprise ou service public de généraliser des offres réservées aux adultes.

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Zones « No Kids » : Vers Une Interdiction Généralisée

Cette offensive législative dépasse largement le cadre de la polémique ferroviaire. Le texte vise à empêcher la normalisation sociale d’une pratique qui gagne du terrain dans plusieurs secteurs : restaurants, hôtels, espaces de loisirs multiplient discrètement les initiatives réservées aux adultes.

L’objectif affiché est d’établir un rempart juridique avant que ces zones « no kids » ne deviennent une norme acceptée. La proposition cible explicitement les lieux de vie, espaces publics, commerciaux et transports, couvrant ainsi l’essentiel des espaces de socialisation quotidiens. En inscrivant cette interdiction dans le code pénal, la députée cherche à rendre juridiquement impossible ce qui pourrait devenir socialement banal.

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Le rapport gouvernemental annuel prévu servira de baromètre : il devra recenser les pratiques d’exclusion, identifier les secteurs concernés et mesurer l’impact de la loi. Cette obligation de suivi parlementaire transforme le texte en dispositif évolutif, capable de s’adapter aux nouvelles formes d’exclusion.

La rapidité de la réaction parlementaire témoigne d’une inquiétude réelle : celle de voir émerger une société à deux vitesses, où l’accès aux services publics et privés se conditionnerait à l’absence d’enfants. Face à cette dérive potentielle, le législateur choisit l’anticipation plutôt que la régulation tardive d’un phénomène déjà installé.

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Baisse De La Natalité : Un Enjeu De Société Sous-Jacent

Au-delà de la polémique commerciale, cette initiative législative s’inscrit dans un contexte démographique préoccupant. La France enregistre une baisse continue de sa natalité, transformant la question de l’accueil des enfants en enjeu de pérennité collective. Constance de Pélichy ne s’en cache pas : « une société qui accueille les enfants est une société qui se donne les moyens de durer ».

Cette vision dépasse la simple réglementation. La députée refuse que la présence enfantine soit perçue comme « un désordre à gérer », plaidant au contraire pour sa valorisation comme « source de vie, de lien social et de vitalité ». Un renversement de perspective radical face aux pratiques d’exclusion émergentes.

Le texte traduit ainsi une préoccupation philosophique : dans une société vieillissante, l’exclusion progressive des mineurs des espaces communs aggraverait le déclin démographique en rendant la parentalité socialement pénalisante. Restaurants, transports, commerces deviendraient des obstacles plutôt que des facilitateurs du quotidien familial.

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Cette approche transforme un débat commercial en question civilisationnelle. En liant explicitement droit d’accès et survie démographique, la proposition de loi fait des enfants non pas un public à tolérer, mais une priorité à protéger juridiquement. La SNCF devient alors le symbole d’une dérive plus large, celle d’une société qui pourrait progressivement exclure sa propre jeunesse de l’espace partagé.

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