📌 Toulouse : Un obus de 20 cm dans le rectum déclenche l’intervention des démineurs aux urgences
Posted 2 février 2026 by: Admin

L’Arrivée Aux Urgences : Une Nuit Hors Du Commun À Toulouse
Dans la nuit de samedi à dimanche, l’hôpital Rangueil, situé au sud-est de Toulouse, a été le théâtre d’une admission pour le moins inhabituelle. Un homme de 24 ans s’est présenté aux urgences, déclarant s’être introduit un objet dans le rectum. Une situation qui, à première vue, relève d’une prise en charge médicale classique pour ce type d’accident domestique.
Mais c’est en salle d’examen que la situation a pris une tournure totalement inattendue. Lorsque l’équipe médicale a procédé aux premiers examens pour identifier précisément l’objet à extraire, la découverte a provoqué un choc immédiat parmi le personnel soignant. Ce n’était pas un simple objet du quotidien, mais quelque chose de bien plus préoccupant.
« Ils ont découvert ça et ils ont appelé le déminage », a confié un salarié de l’hôpital à l’AFP, sous couvert d’anonymat. Cette déclaration laconique résume à elle seule l’ampleur de la situation. Face à la nature de l’objet logé dans le corps du patient, les médecins ont immédiatement compris qu’ils ne pouvaient pas procéder à une extraction standard. La sécurité de l’équipe médicale, du patient et de l’ensemble de l’établissement hospitalier était en jeu, nécessitant l’intervention de spécialistes d’un tout autre domaine.

La Découverte Alarmante : Un Obus De La Première Guerre Mondiale
L’objet en question s’est révélé être un obus de collection de près de 20 centimètres, remontant à la Première Guerre mondiale. Cette identification a immédiatement transformé une intervention chirurgicale délicate en urgence pyrotechnique majeure.
Face à ces dimensions impressionnantes et surtout à l’origine historique de l’engin, l’équipe médicale a pris conscience du danger qui planait sur l’ensemble du service. Les obus de la Grande Guerre, même considérés comme des « pièces de collection », peuvent contenir des charges explosives actives après plus d’un siècle. Le risque d’explosion lors d’une tentative d’extraction rendait toute manipulation chirurgicale standard strictement impossible.
La décision s’est imposée d’elle-même : avant tout geste médical, il fallait sécuriser l’engin. « Inquiète d’un potentiel risque d’explosion, elle a alors fait appel à une équipe de déminage », rapporte La Dépêche du Midi. Ce qui devait être une intervention urologue de routine venait de basculer dans une opération nécessitant l’expertise de spécialistes en munitions historiques.
Le bloc opératoire s’est ainsi retrouvé au cœur d’un protocole d’urgence inédit, où la priorité n’était plus seulement la santé du patient, mais la neutralisation d’une menace explosive au sein même d’un établissement hospitalier en activité.

Mobilisation Exceptionnelle : Démineurs Et Pompiers En Renfort
La situation a déclenché une coordination d’urgence sans précédent entre plusieurs services spécialisés. Une équipe de déminage a été immédiatement dépêchée à l’hôpital Rangueil pour procéder à la neutralisation de l’engin explosif, transformant le service des urgences en zone d’intervention pyrotechnique.
Les pompiers de Haute-Garonne ont rapidement rejoint le dispositif « à la demande des forces de l’ordre afin d’assurer une protection incendie lors de l’intervention des démineurs », précise le SDIS dans son communiqué officiel. Cette mobilisation souligne l’ampleur du risque encouru : une explosion dans un établissement hospitalier aurait pu avoir des conséquences catastrophiques pour le patient, le personnel médical et les autres malades présents cette nuit-là.
L’opération s’est finalement déroulée dans le sas des urgences, zone choisie pour limiter l’exposition en cas de déflagration. Le SDIS Haute-Garonne a confirmé la réussite de l’intervention : un « engin explosif a été neutralisé dans le sas des urgences », sans autre précision sur les modalités techniques de cette sécurisation.
Cette intervention inédite illustre la complexité d’une prise en charge médicale devenue affaire de sécurité publique. Une fois l’obus neutralisé, les chirurgiens ont enfin pu procéder à l’extraction de l’objet, achevant une nuit hors norme pour l’équipe de l’hôpital toulousain.

Silence Institutionnel Et Confirmation Des Faits
Face à l’ampleur médiatique de cette intervention hors norme, les institutions ont adopté une posture de discrétion absolue. « Côté CHU de Toulouse, nous ne commenterons pas cette information », a déclaré la direction du Centre hospitalier universitaire, refusant tout commentaire officiel sur cet incident extraordinaire.
Le porte-parole des pompiers de Haute-Garonne s’est montré tout aussi laconique, affirmant « n’avoir pas plus d’informations à communiquer sur cette intervention ». Cette retenue contraste avec la confirmation factuelle du SDIS, qui atteste pourtant qu’un « engin explosif a été neutralisé dans le sas des urgences ».
Pourtant, les faits sont établis par convergence de sources. Un salarié de l’hôpital, s’exprimant sous couvert d’anonymat auprès de l’AFP, a confirmé la découverte de l’obus et l’appel immédiat au déminage : « Ils ont découvert ça et ils ont appelé le déminage ». Cette révélation interne corrobore les informations dévoilées par La Dépêche du Midi, qui a rapporté en détail l’arrivée du patient de 24 ans et la nature de l’objet extrait.
Cette discrétion institutionnelle contraste avec la réalité clinique d’une nuit qui restera gravée dans les annales médicales toulousaines. Au-delà du silence officiel, l’incident soulève des interrogations sur les circonstances ayant conduit un jeune homme à se présenter aux urgences avec un tel objet.










