📌 Vinted et Devred : des prélèvements bancaires inattendus dus à une erreur technique de Monext, remboursements automatiques en cours
Posted 30 janvier 2026 by: Admin

L’Incident Vinted : Des Débits Bancaires Inattendus Qui Affolent Les Utilisateurs
Depuis mercredi, les comptes bancaires de milliers d’utilisateurs de Vinted affichent des prélèvements qu’ils n’ont jamais autorisés. Plusieurs dizaines, parfois plusieurs centaines d’euros débités sans prévenir. L’affolement gagne les réseaux sociaux où les témoignages se multiplient.
« J’ai été débité hier de 108 euros d’un achat, visiblement c’est un bug de prélèvement sur un achat de 2022, surveillez vos comptes », alerte un internaute sur X. Le schéma se répète : des transactions réglées depuis des mois, voire des années, soudainement prélevées une seconde fois. Une autre utilisatrice raconte avoir dû bloquer sa carte bancaire « à cause des prélèvements Vinted alors que je n’ai rien acheté dessus depuis un mois ».
Le phénomène dépasse les frontières françaises. Des signalements similaires émergent d’Italie et du Portugal, révélant l’ampleur internationale de ce dysfonctionnement. Pour de nombreux clients, ces débits inopinés provoquent des découverts bancaires imprévus et des frais supplémentaires, amplifiant la frustration générale.
Face à cette vague de protestations, la plateforme de vente d’occasion ne peut plus garder le silence. L’entreprise reconnaît officiellement l’existence de ces débits indus, tout en précisant que l’incident technique ne s’est pas limité à ses services. Une crise qui touche visiblement bien d’autres acteurs du commerce en ligne.

La Réponse De Vinted : Reconnaissance Du Problème Et Promesse De Remboursement
Confrontée à la grogne généralisée, Vinted sort enfin du silence. L’entreprise reconnaît explicitement l’incident mais se défausse partiellement : « Cet incident technique ne s’est pas limité à Vinted ; il a touché plusieurs entreprises du secteur », précise-t-elle dans un communiqué. Une formulation qui déplace subtilement la responsabilité vers un prestataire externe.
La plateforme assure que tous les membres concernés ont été informés et que les remboursements s’effectueront automatiquement. Aucune démarche particulière ne sera nécessaire de la part des utilisateurs lésés. L’entreprise insiste également sur un point crucial : les informations bancaires restent sécurisées, écartant toute hypothèse de piratage ou de fuite de données sensibles.
Toutefois, une zone d’ombre persiste. Vinted ne communique aucun calendrier précis de remboursement. Les clients doivent se contenter d’une promesse floue, sans échéance garantie. Cette imprécision alimente les interrogations : combien de temps devront-ils attendre ? Et surtout, qui remboursera les frais bancaires engendrés par ces découverts forcés ?
Cette communication de crise révèle un problème bien plus vaste qu’un simple bug isolé. D’autres enseignes commencent en effet à signaler des incidents strictement identiques, pointant vers une défaillance systémique du secteur des paiements en ligne.

Devred Et Autres Enseignes : Un Problème Qui S’étend Au-delà De Vinted
Cette défaillance systémique se confirme rapidement. Devred, enseigne de prêt-à-porter masculin, subit exactement les mêmes débits indus. « Ce sont des débits liés à d’anciens achats effectués en 2024 », explique Jérémy Brzoszczyk, directeur digital chez Devred. Mais la révélation capitale survient immédiatement : « L’erreur ne vient pas de chez nous, mais de notre banque, Crédit mutuel Arkéa. »
Le mécanisme devient limpide. Le Crédit mutuel Arkéa aurait débité une seconde fois des sommes déjà réglées il y a plus d’un an. Devred ne conserve aucune donnée sur ces transactions anciennes et ne peut quantifier précisément le nombre de victimes. Les signalements affluent néanmoins massivement.
La situation s’aggrave pour certains clients. Ces prélèvements inopinés provoquent des découverts bancaires, générant des frais supplémentaires dont personne n’assume encore la responsabilité. « En principe, la totalité des clients devaient être remboursés ce soir », assure Jérémy Brzoszczyk. Une promesse qui contraste avec le flou entretenu par Vinted.
Cette multiplication des enseignes touchées révèle une vérité dérangeante : le problème ne concerne ni Vinted ni Devred directement, mais leur infrastructure bancaire commune. Les plateformes de commerce en ligne, même établies, demeurent vulnérables aux défaillances de leurs prestataires financiers. Et l’enquête pointe désormais vers un acteur central du paiement en ligne français.

Monext Au Cœur De La Crise : Plusieurs Milliers De Transactions Erronées
L’acteur central émerge enfin. Monext, filiale du Crédit mutuel Arkéa spécialisée dans les solutions de paiement en ligne, est directement à l’origine de ces incidents. Selon Les Échos, cette défaillance technique massive affecte « plusieurs milliers de transactions », un chiffre qui dépasse largement les cas isolés initialement évoqués.
L’ampleur nationale du dysfonctionnement se précise : 67% des paiements erronés se concentrent en France. Cette proportion révèle que l’Hexagone constitue l’épicentre d’une crise bancaire touchant plusieurs pays européens simultanément. Boursorama, Banque populaire, Caisse d’épargne et Crédit coopératif alertent massivement leurs clients sur ces « erreurs de transactions ».
Le mécanisme technique reste obscur. Monext n’a fourni aucune explication détaillée sur la nature exacte du bug ayant provoqué ces débits doubles. Les régularisations ont néanmoins débuté, avec une consigne claire : aucune démarche n’est requise de la part des clients. Les remboursements interviendront « dans les tout prochains jours », selon la formulation prudente de l’entreprise.
Cette crise révèle la fragilité des infrastructures de paiement numérique. Des milliers de consommateurs se retrouvent pris en otage d’un dysfonctionnement technique dont ils ignorent tout, contraints d’attendre passivement des remboursements sans calendrier ferme. La dépendance des plateformes e-commerce envers leurs prestataires bancaires expose désormais une vulnérabilité systémique majeure, rappelant l’urgence d’une surveillance accrue des opérateurs financiers numériques.










