Suivez-nous
21 juin 2026

Carrefour : un salarié réclame un rappel de salaire pour le temps entre l’entrée du magasin et la pointeuse

Un employé de Carrefour mène une bataille judiciaire inédite pour faire reconnaître son temps de trajet entre l’entrée du magasin et la pointeuse comme du travail effectif. Le 21 janvier 2026, la Cour de cassation a rendu une décision qui pourrait transformer la rémunération de milliers de salariés. Trois années de procédure pour quelques minutes quotidiennes qui pourraient lui valoir un rappel de salaire conséquent.

Publicité

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Septembre 2019. Un employé de libre-service Carrefour franchit le pas…

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Publicité

Un Combat Judiciaire De Sept Ans Pour Quelques Minutes Quotidiennes

Septembre 2019. Un employé de libre-service Carrefour franchit le pas et saisit les prud’hommes. Sa revendication paraît dérisoire au premier abord : être rémunéré pour les quelques minutes séparant le vestiaire de la pointeuse. Pourtant, derrière cette réclamation se cache une question fondamentale : à partir de quel moment un salarié est-il réellement au travail ?

L’employé invoque l’article L 3121-1 du Code du travail, qui définit le temps de travail effectif comme celui durant lequel le salarié est à la disposition de l’employeur. Il avance un argument imparable : durant ce trajet, il est fréquemment sollicité par des clients. Trois collègues attestent de ces situations. Malgré ces témoignages, la Cour d’appel d’Aix-en-Provence rejette sa demande en juin 2024, estimant qu’aucune directive ne lui avait été donnée avant le pointage.

Le salarié refuse de baisser les bras. Il se pourvoit en cassation, transformant son combat individuel en bataille juridique d’envergure. Le 21 janvier 2026, sept ans après sa première démarche, la Cour de cassation lui donne raison. Elle censure la décision de la Cour d’appel, reprochant un examen insuffisant de la question essentielle : l’employé était-il à disposition de Carrefour avant de pointer ? L’affaire est renvoyée pour réexamen, ouvrant la voie à une potentielle victoire qui pourrait redéfinir les contours mêmes du temps de travail rémunéré.

Partager sur Facebook