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19 juin 2026

Voile et circoncision : ce que Mélenchon dit avoir revu

Jean-Luc Mélenchon a défendu une nouvelle lecture du port du voile lors de propos rapportés par NextPlz, dans un article publié le 18 juin 2026. Face à la commission d’enquête sur l’islamisme, le dirigeant de La France insoumise a aussi comparé les débats sur le voile à ceux sur la circoncision.

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En bref

  • Mélenchon dit avoir évolué sur le voile
  • Il compare voile et circoncision
  • Il dénonce une laïcité islamophobe

En 2010, Mélenchon parlait d’un « signe de soumission »

Selon NextPlz, Jean-Luc Mélenchon assume aujourd’hui une évolution sur le voile islamique. L’article rappelle qu’il avait longtemps adopté une position beaucoup plus critique sur ce vêtement religieux.

Pupitre politique et micros lors d’un débat sur la laïcité
Image d’illustration © TOPTENPLAY

D’après le même média, il qualifiait en 2010 le voile de « signe de soumission patriarcale ». Quelques années plus tard, toujours selon NextPlz, il estimait encore que le porter revenait à « s’infliger un stigmate ».

NextPlz cite aussi une déclaration de la campagne présidentielle de 2017 : « Je ne vois pas où Dieu s’intéresserait à un chiffon sur la tête. » Ces rappels donnent la mesure du contraste avec ses propos récents.

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Dans ses déclarations actuelles, Jean-Luc Mélenchon défend une lecture centrée sur les libertés publiques et la place des signes religieux dans l’espace public. Selon lui, la neutralité attendue de l’État ne signifie pas que les passants doivent effacer toute expression religieuse.

2010
Selon NextPlz, c’est l’année où Jean-Luc Mélenchon qualifiait le voile de « signe de soumission patriarcale ».

Des femmes voilées lui auraient fait changer d’analyse

Jean-Luc Mélenchon explique ce changement par des discussions avec des femmes musulmanes portant le voile, selon NextPlz. Il présente ces échanges comme déterminants dans sa manière de comprendre le sens que certaines femmes donnent à ce vêtement.

Deux femmes discutent du voile dans l’espace public
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Le dirigeant insoumis déclare : « Dans l’islam, j’ai posé la question à des copines qui étaient voilées. » Il rapporte ensuite leur réponse : « Toutes me disent ‘mais tu as rien compris, je ne me soumets pas à l’homme, je me soumets à Dieu et j’attends de mon homme qu’il se soumette aux consignes que Dieu lui a données me concernant, de respect de ceci, de cela’. »

Jean-Luc Mélenchon avance aussi une distinction avec certains textes chrétiens. Il affirme : « Le seul texte qu’on ait sur le voile en tant que soumission de la femme à l’homme, il est chrétien, c’est Saint Paul qui le tient et qui oblige les femmes à se couvrir pour se soumettre à l’homme. »

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Cette argumentation ne tranche pas le débat religieux lui-même. Elle éclaire surtout la justification donnée par Jean-Luc Mélenchon à son changement de position, telle qu’elle est rapportée par NextPlz.

Devant la commission, il évoque aussi la circoncision

Lors de son passage devant la commission d’enquête sur l’islamisme, Jean-Luc Mélenchon a établi un parallèle entre les débats sur le voile et ceux sur la circoncision, selon NextPlz. Il ne présente pas ce parallèle comme une équivalence médicale ou juridique, mais comme un exemple de controverse portant sur des pratiques religieuses.

Table d’audition parlementaire sur le droit des cultes
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Il déclare : « Les voiles sur la tête des filles, ça c’est un problème, et la circoncision ? Il y a des gens pour qui c’est un problème qui disent que c’est une maltraitance… » Cette phrase vise, d’après l’article, à montrer que les jugements portés sur les pratiques religieuses peuvent varier selon les sensibilités.

Jean-Luc Mélenchon ajoute qu’il avait lui-même repris l’analyse dominante autour de lui : « Alors, j’ai pensé en effet que c’était un signe de soumission, comme cela se disait autour de moi ». Il relie ainsi son ancienne position à un climat d’opinion plutôt qu’à une certitude qu’il maintiendrait aujourd’hui.

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La référence à la circoncision touche aussi au droit des cultes et aux limites de l’intervention publique dans les pratiques religieuses. L’article ne mentionne toutefois aucune proposition de loi ni aucune mesure précise avancée par Jean-Luc Mélenchon sur ce point.

« Le seul vêtement interdit est la burqa », affirme-t-il

Jean-Luc Mélenchon formule ensuite une règle générale sur les vêtements religieux dans la rue. Il déclare : « Les gens s’habillent comme ils veulent. Le seul vêtement interdit est la burqa ».

Passants anonymes portant divers couvre-chefs en ville
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Il poursuit dans la même intervention : « Les gens se mettent ce qu’ils veulent sur la tête, des kippas, des chapeaux en fourrure, des voiles dans la rue, la rue n’est pas laïque. » Cette phrase résume sa distinction entre l’espace public et les obligations de neutralité liées à l’État.

Selon NextPlz, Jean-Luc Mélenchon critique aussi une conception de la laïcité qui deviendrait un rejet des croyances. Il affirme : « Souvent, nous les Français les plus engagés, comme c’était mon cas, considérons que la laïcité est un athéisme d’État. »

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Il va plus loin en visant certains usages politiques du terme. Jean-Luc Mélenchon déclare : « Ce que n’est pas la laïcité, c’est le prétexte à l’islamophobie, parce que je découvre beaucoup de nouveaux laïques depuis quelque temps, dont la spécialité est l’islamophobie, qui est une islamophobie injurieuse. »

Pourquoi la laïcité revient dans le débat

D’après NextPlz, les propos de Jean-Luc Mélenchon interviennent face à la commission d’enquête sur l’islamisme. Le débat porte sur la frontière entre neutralité de l’État, liberté religieuse dans l’espace public et lutte contre les discriminations.

La suite dépendra des travaux de la commission d’enquête sur l’islamisme et des prochaines prises de parole de Jean-Luc Mélenchon sur la laïcité. Les points encore ouverts portent sur la manière dont cette évolution sera reçue politiquement, et sur les conséquences qu’elle pourrait avoir dans les débats à venir sur les signes religieux, la burqa et les pratiques liées aux cultes.

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