Un éleveur d’ovins de Saint-Gély-du-Fesc, au nord de Montpellier, affirme avoir été victime d’un vol préparé dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 mai 2026. Au total, 18 brebis et 15 agneaux ont disparu, pour un préjudice estimé entre 8 000 et 10 000 euros.
En bref
- —33 animaux volés près de Montpellier
- —Préjudice estimé jusqu’à 10 000 euros
- —L’éleveur lance un appel à témoins
Un vol nocturne dans un élevage de plein air
Nicolas Duvergé exploite un élevage d’ovins à Saint-Gély-du-Fesc. Il élève ses agneaux en circuit court et pratique la vente directe du producteur au consommateur.

Son activité repose aussi sur l’écopâturage. Plusieurs communes, dont Saint-Gély-du-Fesc, Les Matelles, Saint-Clément-de-Rivière et Le Triadou, mettent des terrains à sa disposition afin que ses brebis entretiennent naturellement les parcelles.
Le samedi 23 mai, vers 22 h 45, l’éleveur effectue sa tournée habituelle. Avec les chaleurs, il explique passer tard le soir pour vérifier l’eau des animaux et l’état des clôtures, parfois abîmées par les sangliers. Selon lui, tout était alors normal.
Le lendemain, vers 5 h 30, il retourne voir le troupeau et comprend rapidement qu’un problème est survenu. Les animaux se trouvent sur un terrain situé en contrebas de son habitation, près de l’ancien radar.
Pour comprendre
L’exploitation repose sur un élevage de plein air et sur l’écopâturage, avec des animaux installés sur des terrains mis à disposition par plusieurs communes. Cette organisation rend le troupeau visible et accessible, mais elle expose aussi davantage les installations extérieures.
Une opération apparemment organisée
Sur place, Nicolas Duvergé dit avoir découvert des clôtures coupées, des filets écrasés et des barrières installées pour former des couloirs. Selon son récit, ces aménagements auraient pu servir à guider les animaux vers un camion.

L’éleveur évoque aussi la présence de grilles de chantier apportées sur les lieux. Il estime que les auteurs du vol s’étaient préparés et qu’ils connaissaient probablement la manière de déplacer un troupeau.
Autre élément relevé par l’éleveur : plusieurs brebis retrouvées étaient blessées, avec des traces qu’il décrit comme des morsures. Il pense qu’un chien a pu être utilisé pour pousser les animaux dans les couloirs improvisés.
Les électrificateurs des clôtures ont également été volés, selon son témoignage. Pour Nicolas Duvergé, l’ensemble des indices ne correspond pas à un acte improvisé.
33 animaux volés et jusqu’à 10 000 euros de préjudice
Après la découverte du vol, l’éleveur appelle sa famille et des amis pour l’aider à rassembler les animaux restants. Le troupeau est ramené à la bergerie afin d’être compté, bête par bête, grâce aux boucles d’identification.

Le comptage dure toute la journée. Le bilan établi par Nicolas Duvergé fait état de 18 brebis et 15 agneaux manquants, soit 33 animaux au total.
Le préjudice est estimé entre 8 000 et 10 000 euros. Ce montant comprend les animaux disparus, les dégâts causés aux installations et les soins vétérinaires nécessaires pour les bêtes blessées.


