Ce dernier point s’appuie sur un témoignage précis. Dans les Corbières, après un important incendie, des animaux réfugiés dans les secteurs voisins auraient été délibérément chassés: selon Christian Perrenot, « certains chasseurs de ces zones voisines invitaient ceux des zones brûlées à venir terminer les animaux réfugiés chez eux ». Des situations comparables auraient été observées après les incendies de Gironde en 2022.
Une pétition à 438 000 signatures et des interpellations prévues en préfecture
La mobilisation dépasse le seul courrier ministériel. La pétition en ligne intitulée « Pas de fusils sur les cendres » a recueilli plus de 438 000 signatures en faveur du moratoire, illustrant l’ampleur du soutien public à cette demande.

Sur le terrain, l’ASPAS prévoit d’interpeller directement les préfectures pour porter ses revendications à l’échelle locale, en complément de la démarche nationale engagée auprès du ministère.
La lettre des cinq associations est désormais entre les mains de la ministre chargée de la Transition écologique, sans qu’une réponse officielle ait été rendue publique à ce stade. L’ASPAS a annoncé des démarches complémentaires auprès des préfectures, dont les suites restent à connaître. La question d’un éventuel encadrement réglementaire de la chasse en période de crise climatique et d’incendie demeure entière, alors que la saison de chasse s’apprête à s’ouvrir dans plusieurs départements.
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