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1 octobre 2026
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45 milliards collectés depuis 2003 : la journée de solidarité sous le feu de la canicule

Bureau vide un lundi de Pentecôte, journée de solidarité et droit du travail
Image d’illustration © Toptenplay

La loi n°2004-626 du 30 juin 2004 a créé la journée de solidarité : une journée de travail supplémentaire non rémunérée, destinée à financer des actions pour l’autonomie des personnes âgées ou handicapées. Concrètement, elle représente jusqu’à 7 heures de travail gratuites pour un salarié à temps plein, pouvant prendre la forme d’une journée entière, de fractions d’heures ou de la suppression d’un jour de RTT.

À l’origine, cette journée était fixée au lundi de Pentecôte. Mais la loi n°2008-351 du 16 avril 2008 a mis fin à cette obligation : le lundi de Pentecôte est redevenu férié en principe, et la journée de solidarité peut désormais être placée à une autre date, définie par accord d’entreprise ou, à défaut, par l’employeur.

Pourquoi la journée de solidarité existe

Après la canicule de l’été 2003, qui avait causé près de 15 000 décès supplémentaires en France, le gouvernement a créé un mécanisme de financement dédié à la protection des personnes âgées et handicapées. La journée de solidarité impose depuis 2004 à chaque salarié une journée de travail non rémunérée par an, dont le produit alimente la branche Autonomie de la Sécurité sociale via la CNSA.

45 milliards collectés en vingt ans : comment la CSA alimente la branche Autonomie

Les sommes en jeu sont considérables. Selon un document de l’Assemblée nationale cité par la source, la seule Contribution solidarité autonomie (CSA) — prélevée à 0,3 % sur la masse salariale des employeurs — a rapporté près de 45 milliards d’euros entre 2004 et 2023. En ajoutant d’autres prélèvements comme la CASA sur les retraites, de nombreux responsables politiques avancent le chiffre de 36 milliards d’euros sur une période plus courte.

Documents financiers liés à la Sécurité sociale et au financement de l'autonomie
Image d’illustration © Toptenplay

Ces fonds sont versés à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), qui alimente la branche Autonomie de la Sécurité sociale. La répartition est documentée : environ 60 % financent des dispositifs pour les seniors — APA, EHPAD, services à domicile — et 40 % sont consacrés au handicap.

Mais des associations tirent la sonnette d’alarme sur la gestion de ces ressources. L’AD-PA dénonce notamment un «gel prudentiel» d’environ 215 millions d’euros en 2026, laissés en réserve plutôt qu’utilisés pour améliorer les conditions d’accueil des personnes âgées.

45 milliards €
Le montant collecté via la Contribution solidarité autonomie (CSA) entre 2004 et 2023, selon un document de l’Assemblée nationale.

«En 2026, on accepte encore des hôpitaux neufs sans climatisation» : la colère monte sur les réseaux

C’est un message publié sur X qui a mis le feu aux poudres. Un utilisateur y demande ironiquement au gouvernement comment «se faire rembourser tous les lundis de Pentecôte travaillés gratuitement depuis 2003». Le tweet est rapidement devenu viral, servant de caisse de résonance à un malaise bien réel.

Ventilateur dans une chambre d'EHPAD lors d'une canicule en été
Image d’illustration © Toptenplay

Dans les réponses, des internautes racontent des proches hospitalisés ou résidant en EHPAD sans climatisation malgré des décennies de contributions. Certains appellent à des actions collectives, d’autres réclament davantage de transparence sur l’usage des milliards collectés.

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