La présence de cinquante nourrissons reste l’aspect le plus troublant de l’affaire. À ce stade, les autorités n’ont fourni aucune information sur l’âge des enfants ni sur les circonstances de leur décès. Les analyses médico-légales en cours doivent permettre d’établir l’origine de ces restes.
Que sont les corps « non réclamés » ?
Dans de nombreux pays, les établissements de santé et les morgues sont légalement tenus de conserver les corps non réclamés par les familles pendant un délai déterminé, avant de procéder à une inhumation ou une crémation encadrée par la loi. L’hypothèse d’une « élimination illégale » suggère que des corps auraient été abandonnés en dehors de toute procédure réglementaire, possiblement par un établissement hospitalier, funéraire ou une institution de santé publique. C’est précisément ce que l’enquête médico-légale cherche à établir.
Une enquête urgente : forensique, appel à témoins et responsabilités
Face à l’ampleur de la découverte, les autorités ont réagi avec une rapidité inhabituelle. Le Bureau des homicides et des unités spécialisées de la division Nord ont été déployés sur le site sous supervision senior. Des analyses médico-légales approfondies sont en cours afin de déterminer précisément l’origine de chaque corps.

Le commissaire de police Allister Guevarro a pris la parole pour s’adresser à la nation. « La nature de cette découverte est profondément troublante, et nous comprenons l’impact émotionnel qu’elle aura sur les familles et l’ensemble de la communauté nationale », a-t-il déclaré. Il a ajouté que « toute personne ou institution qui aura manqué à son devoir sera tenue pleinement responsable ».
Un appel à témoins a été lancé auprès de la population. La police a simultanément appelé à la sérénité, reconnaissant l’inquiétude légitime du public, tout en demandant aux citoyens de laisser les enquêteurs travailler à l’établissement des faits.
Un pays sous état d’urgence, en proie à une crise sécuritaire profonde
Cette découverte survient dans un pays qui vit sous état d’urgence depuis juillet 2025, une mesure décidée en raison de la violence endémique. C’est la quatrième fois depuis 2021 que les autorités ont recours à cette disposition exceptionnelle. L’état d’urgence actuel, prolongé en mars 2026 pour trois mois supplémentaires, illustre la profondeur de la crise que traverse l’archipel.
Articles suggérés
85 000 postes en Suisse : salaires de 3 500 à 6 500 € et les métiers qui recrutent
La Suisse lance en 2026 un appel massif à des travailleurs étrangers pour combler une pénurie qui s'étire depuis 2020. Le pays cible 85…

