
Les réfugiés issus du conflit entre la Russie et l’Ukraine, pourtant nombreux à s’être installés en Suisse, ne suffisent pas à répondre à cette demande. Les autorités se tournent donc résolument vers un recrutement international élargi, ciblant des profils expérimentés comme de jeunes diplômés.
La démographie professionnelle aggrave la situation dans certains secteurs. Dans le domaine médical notamment, un médecin sur quatre a plus de 60 ans, ce qui annonce une vague de départs à la retraite imminente et une tension accrue sur les hôpitaux et cliniques du pays.
Médecins, informaticiens, chauffeurs : les dix métiers les plus demandés
Les besoins couvrent un spectre très large, des postes hautement qualifiés aux fonctions opérationnelles. Parmi les métiers les plus recherchés figurent les médecins, les ingénieurs, les informaticiens et les experts en numérique, portés par l’évolution rapide des technologies.

Le secteur de l’hôtellerie et de la restauration est également en forte demande, tout comme les enseignants, les ouvriers qualifiés, les chauffeurs, les commerciaux spécialisés et les employés domestiques. Les entreprises cherchent des renforts disponibles rapidement, dans tout le pays.
Les salaires proposés reflètent cette diversité : ils démarrent à 3 500 euros par mois pour les postes d’exécution et peuvent atteindre 6 500 euros pour les profils les plus qualifiés. Des agences comme Adecco, implantées en Suisse, centralisent une partie de ces offres et constituent un point d’entrée pour les candidats étrangers.
Une pénurie structurelle qui dure depuis 2020
Le marché du travail suisse souffre d’un déficit de main-d’œuvre qualifiée depuis 2020, accentué par le vieillissement de certaines professions clés comme la médecine. La Suisse, qui ne fait pas partie de l’Union européenne, s’appuie sur des accords bilatéraux pour faciliter la mobilité des travailleurs européens, notamment via le statut de frontalier.
Le permis G : travailler en Suisse tout en conservant son domicile en France
Pour les candidats français qui ne souhaitent pas déménager, le statut de travailleur frontalier représente une option concrète. Il repose sur des accords bilatéraux entre la Suisse et ses pays voisins, et nécessite l’obtention d’un permis G, délivré aux personnes résidant en France tout en exerçant leur activité professionnelle en Suisse.

Ce statut implique des règles spécifiques dans plusieurs domaines : assurance maladie, allocations familiales, retraite et assurance chômage. Chaque poste doit donc être examiné à l’aune de ces paramètres, qui peuvent varier selon la situation personnelle du candidat.
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