À 92 ans, Max a signé un leasing pour une Citroën neuve à 34 000 euros. Deux ans plus tard, en fauteuil roulant et placé en Ehpad, il doit toujours payer 700€ par mois jusqu’en 2027. Malgré les certificats médicaux fournis par sa famille, le concessionnaire refuse de résilier le contrat. Une situation qui soulève des questions troublantes sur la protection des personnes âgées.

En 2024, Max appose sa signature sur un contrat de…

Un Contrat De Leasing Signé À 92 Ans Pour Un Véhicule Haut De Gamme
En 2024, Max appose sa signature sur un contrat de location longue durée pour une Citroën C4 automatique de 130 chevaux, d’une valeur dépassant les 34 000 euros. Une voiture neuve, flambant neuve même, avec des mensualités de 700 euros à honorer jusqu’en 2027. Le détail qui interpelle : le signataire a alors 92 ans.
Ce n’est que deux ans plus tard, lors du placement du nonagénaire en Ehpad, que sa famille découvre la véritable nature de cet engagement. « On pensait qu’il avait acheté sa voiture, mais on a découvert ce contrat », confie Philippe, son petit-fils. En triant les documents administratifs de Max, les proches réalisent l’ampleur de la situation : il ne s’agit pas d’un achat classique, mais d’une location sur plusieurs années.
L’inquiétude monte rapidement. Le retraité de Salon-de-Provence a souscrit plusieurs assurances au moment de la signature, mais leur utilité reste à démontrer. La famille se retrouve face à un engagement contractuel courant jusqu’en 2027, alors même que l’état de santé de Max s’est considérablement détérioré depuis la signature. Un engagement à long terme qui interroge : comment un nonagénaire peut-il souscrire un leasing sur cinq ans sans qu’aucun dispositif de protection n’intervienne ? La voiture trône désormais inutilisée, tandis que les mensualités continuent de ponctionner les finances familiales.



