Louis, 17 ans, est mort le 23 juin à Narbonne (Aude) des suites d’un lynchage filmé par ses agresseurs et diffusé sur les réseaux sociaux. Ce que révèlent désormais le Journal du Dimanche et Le Figaro, c’est que l’adolescent avait déjà signalé deux agressions distinctes aux forces de l’ordre dans les semaines précédant sa mort. Sa famille avance une hypothèse sur le mobile : une vengeance directement liée à ces signalements.
En bref
- —Louis avait déposé plainte dès le 11 mai, un mois avant sa mort
- —Cinq jeunes de 16 à 20 ans mis en examen pour le guet-apens
- —Sa tante évoque une vengeance liée à ses plaintes aux policiers
Deux signalements aux forces de l’ordre, le dernier une semaine avant sa mort
Selon le Journal du Dimanche, Louis avait sollicité les forces de l’ordre après deux agressions distinctes avant d’être attiré dans le guet-apens fatal. D’après Le Figaro, « le premier signalement remonte au 11 mai, le second au 12 juin, soit une semaine seulement avant sa mort ».

Le 11 mai, Louis avait déposé plainte au commissariat de Narbonne. Les auteurs présumés de cette première agression ont depuis été identifiés et des poursuites ont été engagées. Toutefois, le ministère public est formel : ces individus ne figurent pas parmi les cinq jeunes mis en examen dans l’enquête sur son décès. « Il n’y a aucun lien entre eux », insiste le parquet.
Un mois plus tard, le 12 juin, Louis s’est présenté à la gendarmerie de Monestiés, dans le Tarn, pour dénoncer une nouvelle agression commise en réunion. L’adolescent était alors en fugue de sa structure d’hébergement. Un gendarme l’a orienté vers les urgences pour faire constater ses blessures, lui demandant de revenir ensuite déposer plainte.
Louis, un adolescent placé à l’ASE
Louis, 17 ans, était hébergé dans une structure de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) à Narbonne. Souffrant d’un trouble TDAH, il était en fugue de cet établissement au moment de son second signalement aux forces de l’ordre, le 12 juin. Son décès, survenu le 23 juin, a suscité une vive émotion nationale après la diffusion des images de son agonie sur les réseaux sociaux.
Sans plainte déposée le 12 juin, aucune enquête n’a été ouverte
Louis ne s’est jamais représenté à la gendarmerie pour finaliser sa plainte du 12 juin. En l’absence de ce dépôt formel, aucune enquête n’a été ouverte et aucun suspect n’a été recherché à la suite de cette seconde agression.

Le JDD précise que « les investigations devront déterminer si les deux affaires sont liées » à l’agression mortelle du 19 juin. Cette question reste ouverte à ce stade de l’enquête.
Louis était placé à l’Aide sociale à l’enfance (ASE) de Narbonne et souffrait d’un trouble TDAH — trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité. Il était en fugue de sa structure au moment du signalement à Monestiés.


