À Lloret de Mar, en Catalogne, plusieurs chats errants ou domestiques ont été visés par des tirs de plomb depuis la mi-avril. Une chatte est morte de ses blessures et une enquête a été ouverte pour identifier le tireur présumé.
En bref
- —Un chat portait quinze plombs
- —Une chatte est morte de ses blessures
- —Une plainte a déclenché une enquête
Une série d’attaques contre des chats
La station balnéaire de Lloret de Mar, près de Gérone, est secouée par plusieurs faits de maltraitance animale. Selon L’Indépendant, qui cite le média El Caso, des chats errants mais aussi des animaux domestiques auraient été touchés par des tirs de carabine à plomb.

L’affaire remonte à la mi-avril. Une personne chargée de nourrir et de soigner des chats errants a remarqué le comportement anormal d’un chat noir. L’animal se déplaçait difficilement et présentait de sérieux troubles digestifs.
Inquiète, cette personne l’a conduit chez un vétérinaire. Les examens ont alors révélé la présence de nombreux plombs dans son corps, confirmant que l’animal avait été la cible de tirs.
Un chat sauvé, une chatte morte
Le premier chat examiné présentait une quinzaine de plombs logés dans le corps. Malgré la gravité de ses blessures, son état a pu être stabilisé après sa prise en charge vétérinaire.

Un second cas a eu une issue beaucoup plus grave. Une chatte, elle aussi touchée par un tir, a été découverte par un habitant alors qu’il la nourrissait. L’animal saignait au niveau de la gueule.
Dans un premier temps, les symptômes ont pu faire penser à un trouble digestif. Mais les examens vétérinaires ont finalement montré qu’un plomb avait atteint un organe vital, provoquant une fracture interne et une importante hémorragie.
La chatte a survécu plusieurs jours avant de succomber à ses blessures. Ce décès a renforcé l’indignation des habitants et des associations locales de protection animale.
Habitants et associations mobilisés
Face à la répétition des faits, une association de protection animale a décidé de porter plainte. Cette démarche a conduit à l’ouverture d’une enquête pour tenter d’identifier la personne qui tire sur les animaux.

Selon les membres de l’association, les chats errants ne seraient pas les seuls visés. Plusieurs propriétaires auraient affirmé avoir retrouvé des plombs dans le corps de leurs animaux domestiques.
Cette dimension inquiète particulièrement les habitants : les tirs ne toucheraient donc pas seulement les colonies félines suivies par des bénévoles, mais aussi des animaux appartenant à des particuliers.
Une enquête compliquée par l’accès aux armes
Les enquêteurs disposent d’un registre local recensant les détenteurs de fusils de chasse et de carabines à air comprimé. Cet outil pourrait aider à orienter les recherches, mais il ne permet pas à lui seul d’identifier rapidement un suspect.

L’Indépendant rappelle que ces armes restent relativement faciles d’accès en Espagne, où leur acquisition peut se faire sur simple présentation d’une pièce d’identité. Lloret de Mar compte aussi plusieurs armureries, ce qui complique davantage les vérifications.
À ce stade, l’enquête vise donc à déterminer si les tirs sont le fait d’une seule personne ou de plusieurs, et à établir précisément les circonstances des attaques signalées.
Pour comprendre
Les carabines à air comprimé peuvent causer des blessures graves, voire mortelles, lorsqu’elles sont utilisées contre des animaux. Dans cette affaire, les autorités doivent composer avec l’existence d’un registre local, mais aussi avec un accès relativement simple à ce type d’armes en Espagne.
L’affaire de Lloret de Mar illustre une situation particulièrement préoccupante pour les habitants, les propriétaires d’animaux et les associations. Les faits documentés font état d’au moins un chat grièvement blessé et d’une chatte morte après un tir de plomb. L’enjeu est désormais d’identifier le tireur présumé et d’empêcher de nouvelles attaques.


