
Ces petits chiens ne circulent pas librement dans les rayons. D’après la directrice citée par le média, ils doivent rester dans un chariot dédié, attachés et placés sous la surveillance constante de leur maître. L’animal accompagne donc les courses, mais dans un espace fermé et identifié.
La règle la plus stricte concerne le sol du magasin. Nadège Lecomte l’explique ainsi: « On ne peut pas les laisser par terre ». Selon elle, cette limite répond aux exigences d’hygiène d’un commerce alimentaire, où les rayons, les allées et les produits exposés imposent une discipline précise.
Pour les clients, la conséquence pratique est simple: il ne s’agit pas d’arriver avec n’importe quel animal et de le tenir en laisse comme dans une rue. Selon le dispositif décrit, la place du chien est le caddie prévu à cet effet, pas l’allée, pas l’entrée du rayon, pas la zone de caisse.
Pourquoi les règles varient
D’après Marie France, les règlements sanitaires départementaux peuvent interdire les chiens dans les magasins d’alimentation, à l’exception des chiens guides d’aveugles et des chiens d’assistance. Dans les Vosges, le texte local cité par le média laisse la décision au gérant, sous réserve de mesures d’hygiène.
Des caddies Lulu nettoyés après chaque passage
Le magasin a commandé des chariots spéciaux, baptisés caddies Lulu selon Marie France. Leur nom fait référence à Lucien, le chien du PDG Didier Dubois, présent depuis plusieurs années dans l’établissement d’après Nadège Lecomte. La directrice dit que cette familiarité explique en partie l’accueil réservé aux animaux.

Nadège Lecomte rattache aussi la décision à une culture interne déjà installée: « pour nous, c’était logique d’agir ». Selon son récit, les clients réclamaient depuis quelque temps la possibilité d’entrer avec leur animal, notamment pour éviter les attentes dangereuses dans les voitures pendant la canicule.

