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24 juillet 2026
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Abus de faiblesse : une gendarme de 34 ans accusée d’avoir détourné un million d’euros à un retraité de 90 ans

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Bataille Judiciaire Et Défense Contestée

Face aux accusations, Me Céline Bekerman oppose une version radicalement différente. « _Il n’y a eu ni soustraction ni manœuvre : ce sont des cadeaux_ », affirme l’avocate de l’ancienne gendarme. Elle décrit une relation sincère, évoluant « _vers un lien quasi filial_ » avec un retraité « _parfaitement en possession de ses moyens_ ». Selon cette lecture, aucune manipulation n’aurait eu lieu : un homme fortuné disposant librement de son patrimoine.

La défense va plus loin en évoquant de possibles jalousies professionnelles. Cette générosité aurait pu « _provoquer des convoitises_ » au sein de la brigade, suggérant que les témoignages à charge relèveraient davantage de l’envie que de faits établis. Une stratégie visant à discréditer l’enquête, présentée comme « à charge » par Me Bekerman.

Mais la justice élargit son périmètre. Cette semaine, la brigade de recherches de Cognac interpelle cinq proches de la mise en examen : sa mère, deux ex-compagnons et deux sœurs. Tous sont soupçonnés d’avoir profité des sommes litigieuses, entre Normandie et Charente. Mis en examen pour recel et blanchiment, ils se voient imposer un contrôle judiciaire strict avec interdiction totale de contact.

L’instruction se poursuit à Angoulême. Les enjeux sont considérables : l’abus de faiblesse expose à trois ans d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende. Le parquet, lui, garde le silence. Reste à déterminer si le million d’euros correspondait à des présents librement consentis ou au fruit d’une emprise méthodique sur un nonagénaire isolé.

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