Suivez-nous
18 juin 2026

Adeline Blondieau : «J’ai été victime», après la plainte contre Bruel

Adeline Blondieau a pris la parole publiquement le 11 juin 2026 sur Instagram pour soutenir les victimes de violences sexuelles, au lendemain de la plainte déposée par Flavie Flament contre Patrick Bruel. L’actrice y révèle avoir elle-même été victime, et appelle à briser le silence qui, selon elle, «protège le mieux les bourreaux».

Publicité

En bref

  • Message Instagram publié le 11 juin 2026
  • Blondieau déclare avoir elle-même été victime
  • Elle soutient explicitement Flavie Flament contre Patrick Bruel

Un message Instagram le 11 juin pour briser le silence

C’est sur son compte Instagram, jeudi 11 juin 2026, qu’Adeline Blondieau a choisi de prendre la parole. L’actrice connue pour son rôle dans Sous le soleil a publié un texte dans lequel elle appelle à ne plus détourner le regard face aux violences faites aux plus vulnérables.

Femme tenant un smartphone affichant un message de soutien aux victimes de violences
Image d’illustration © Toptenplay

«Le silence, c’est ce qui protège le mieux les bourreaux. C’est ce qui isole et enferme les victimes et parfois les tue. Mais c’est ce même silence qui peut rendre complice», écrit-elle. Elle vise directement ceux qui «font comme si elles ne voyaient pas, comme si elles ne savaient pas, comme si elles ne comprenaient pas parce que ça vient déranger leur vision du monde, leur petit confort, leur intérêt.»

Sa prise de parole intervient quelques jours après les rassemblements organisés partout en France en hommage à Lyhanna, fillette de 11 ans dont le corps a été retrouvé le 4 juin dans un ancien silo agricole de Puycasquier, dans le Gers. Pour Adeline Blondieau, selon Public, «nous sommes toutes et tous concernés par les violences», «qu’elles soient faites aux enfants, aux femmes, aux personnes les plus vulnérables».

Publicité

La plainte de Flavie Flament contre Patrick Bruel

Flavie Flament, animatrice et auteure, accuse le chanteur Patrick Bruel de l’avoir violée alors qu’elle était âgée de 16 ans. Elle a déposé une plainte avec constitution de partie civile pour viol, entraînant une mise en examen du chanteur. L’affaire a suscité de nombreuses réactions dans le monde médiatique et artistique français.

Soutien explicite à Flavie Flament, qui a porté plainte contre Patrick Bruel

Dans la légende de sa publication, Adeline Blondieau cite nommément Flavie Flament, qui accuse Patrick Bruel de l’avoir violée alors qu’elle était âgée de 16 ans. Flavie Flament a déposé une plainte avec constitution de partie civile pour viol contre le chanteur.

Femmes anonymes réunies en soutien aux victimes de violences sexuelles
Image d’illustration © Toptenplay

Pour l’actrice, il est essentiel que la libération de la parole se poursuive et soit «enfin pleinement entendue». Elle souligne que ses propres prises de position passées lui ont coûté, mais qu’elles ont pu encourager d’autres personnes à témoigner.

«J’ai l’impression qu’il se passe quelque chose et c’est tellement important», confie-t-elle, estimant que la multiplication des témoignages — «médiatiques ou pas» — les rend «de plus en plus nombreuses» et «impossibles à ignorer».

Publicité
16 ans
L’âge qu’avait Flavie Flament au moment des faits dont elle accuse Patrick Bruel, selon sa plainte avec constitution de partie civile pour viol.

«J’ai été victime» : Blondieau révèle son propre vécu

Au-delà du soutien à Flavie Flament, Adeline Blondieau fait une révélation personnelle dans ce même message. «J’ai été victime et je me suis reconnue dans certains récits. J’ai été victime et je me sens concernée, mais je me sens aussi responsable», déclare-t-elle.

Mains de femme écrivant un témoignage, symbole de libération de la parole
Image d’illustration © Toptenplay

Elle explique avoir «porté [sa] parole» par le passé, et que cela lui a «souvent coûté cher». Aujourd’hui, elle dit se dire que cette prise de parole «a pu inciter d’autres personnes à libérer la leur», ce qui justifie, à ses yeux, de continuer à s’exprimer publiquement.

«Toutes nos paroles, qu’elles soient médiatiques ou pas, deviennent de plus en plus nombreuses, qu’elles deviennent impossibles à ignorer», conclut-elle dans cet extrait de sa publication.

Des accusations contre Johnny Hallyday, prescrites et jamais poursuivies

Ce n’est pas la première fois qu’Adeline Blondieau évoque publiquement des violences subies. L’actrice a été mariée deux fois à Johnny Hallyday — à Ramatuelle en 1990, puis à Las Vegas en 1994 — avant une séparation définitive en 1995.

Publicité
Archives et souvenirs anciens évoquant des accusations de violences prescrites
Image d’illustration © Toptenplay

En 2013, elle engage une action en diffamation après la publication de l’autobiographie du rockeur, Dans mes yeux, coécrite avec Amanda Sthers. Lors de l’audience en 2014, elle affirme avoir été victime de viol de la part de l’artiste alors qu’elle était encore mineure. Ces accusations n’ont cependant pas pu donner lieu à des poursuites judiciaires, les faits présumés étant juridiquement prescrits.

Quelques mois après la mort du chanteur, elle revient sur leur histoire dans le documentaire Héritage de Johnny : la guerre des clans. Elle y décrit leur première rencontre alors qu’elle avait cinq ans : «Il était le meilleur ami de mon père, il venait très régulièrement à la maison dîner. On passait des vacances ensemble, il me promettait qu’il allait m’épouser quand je serai grande. Du haut de mes 5 ans, je trouvais que c’était formidable. C’était un conte de fées et j’y croyais.»

La mise en examen de Patrick Bruel et la plainte de Flavie Flament constituent désormais une procédure judiciaire en cours, dont les prochaines étapes restent à déterminer par les magistrats instructeurs. La prise de parole d’Adeline Blondieau relance également la question de la prescription pour les faits de violences sexuelles sur mineurs, un débat législatif qui n’est pas clos en France. D’autres personnalités pourraient encore s’exprimer publiquement dans les semaines à venir.

Publicité
Partager sur Facebook