Dans l’univers impitoyable du mannequinat, les cheveux ne sont pas…

Le Symbole D’une Émancipation Professionnelle
Dans l’univers impitoyable du mannequinat, les cheveux ne sont pas qu’une question d’esthétique. Adriana Karembeu le sait mieux que quiconque. Au micro de France Inter, elle a levé le voile sur une réalité méconnue du grand public : « Pendant le mannequinat, ça faisait partie de mon potentiel commercial, les cheveux… La crinière représente à peu près 20% du look total ». Un chiffre qui en dit long sur les calculs commerciaux régissant cette industrie, où chaque détail physique devient un argument de vente. Pendant des décennies, sa fameuse crinière blonde n’était pas seulement un atout : elle constituait un capital professionnel soumis aux exigences d’un milieu ultra-codifié.
Sa décision de couper ses cheveux très courts à 54 ans prend alors une dimension autrement plus symbolique. « Je pense que je mérite cette petite liberté de choisir la coupe qui me plaît », a-t-elle confié avec une franchise désarmante. Cette phrase résume à elle seule des années de contraintes invisibles, d’apparences façonnées selon les désirs des autres. Le plus révélateur ? La spontanéité totale du geste. « C’est venu juste comme ça, sans aucune préméditation », explique-t-elle, avant d’ajouter avec humour : « Mais je kiffe beaucoup ! ». Après tant d’années à correspondre aux attentes de l’industrie, cette rupture avec les diktats de la mode sonne comme une véritable déclaration d’indépendance.
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