
« Je pense que certaines femmes qui ont porté plainte pour abus 20 ans après pensent vraiment avoir été abusées […] Alors, après, peut-être qu’il en a violé, je n’en sais rien. Pour tout vous dire, je ne me suis pas plus intéressée au dossier parce que ça ne me regarde pas, d’une certaine manière », a-t-elle déclaré.
Patrick Bruel est présumé innocent des faits qui lui sont reprochés, aucune condamnation n’ayant été prononcée à ce stade.
Un fossé générationnel sur la perception des relations amoureuses et sexuelles
Au-delà de l’affaire elle-même, Brigitte Lahaie dit s’intéresser avant tout aux conséquences de ces débats sur les jeunes générations. Elle perçoit une rupture profonde entre les femmes de sa génération et les plus jeunes dans leur rapport aux relations intimes.

« Moi, ce qui m’intéresse, c’est la société dans laquelle on est aujourd’hui et tout ce que ça comporte d’embêtant pour la jeune génération. On voit bien que les femmes qui ont plus de 40 ans, elles pensent un peu comme moi », affirme-t-elle, sans apporter de données à l’appui de cette affirmation.
Elle évoque également, en s’appuyant sur son propre vécu, des expériences intimes qu’elle décrit comme désagréables ou non désirées, qu’elle présente comme faisant partie de la construction de soi — une position que de nombreuses voix féministes contestent radicalement.
« Ce n’est pas porter plainte qui va faire qu’on va se sentir mieux »
En conclusion de son intervention, Brigitte Lahaie a livré ce qu’elle présente comme un conseil aux femmes qui envisagent une démarche judiciaire après une agression. Elle affirme comprendre leur souffrance, en s’appuyant sur ce qu’elle décrit comme une expérience personnelle de rapports intimes non désirés.
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