Elle évoque également, en s’appuyant sur son propre vécu, des expériences intimes qu’elle décrit comme désagréables ou non désirées, qu’elle présente comme faisant partie de la construction de soi — une position que de nombreuses voix féministes contestent radicalement.
« Ce n’est pas porter plainte qui va faire qu’on va se sentir mieux »
En conclusion de son intervention, Brigitte Lahaie a livré ce qu’elle présente comme un conseil aux femmes qui envisagent une démarche judiciaire après une agression. Elle affirme comprendre leur souffrance, en s’appuyant sur ce qu’elle décrit comme une expérience personnelle de rapports intimes non désirés.

« Moi, je sais ce que c’est de faire l’amour sans en avoir envie, puisque je l’ai fait. Je sais ce qu’on peut ressentir après. Je sais ce que c’est que d’être une femme. Donc tout ça, je peux l’entendre, je peux le comprendre. La seule chose que je peux dire à ces femmes, c’est que malheureusement, ce n’est pas porter plainte qui va faire qu’on va se sentir mieux. Je pense qu’il faut travailler sur soi », a-t-elle conclu.
Ces propos ont suscité de vives réactions, notamment de la part d’associations qui rappellent que le dépôt de plainte reste un droit fondamental pour les victimes de violences sexuelles et peut constituer une étape dans leur reconstruction.
Les déclarations de Brigitte Lahaie interviennent alors que l’affaire Patrick Bruel suit son cours judiciaire, sans qu’aucune date d’audience ni décision ne soit connue à ce stade. La question du traitement pénal et médiatique des plaintes déposées des années après les faits reste ouverte, tout comme celle des conséquences de ces débats publics sur les procédures en cours.
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