
C’est dans ce cadre qu’elle a évoqué Patrick Bruel, visé par plusieurs accusations de violences sexuelles. Lio a tenu des propos particulièrement durs, affirmant que, dans le milieu, « on le sait depuis des années ». Elle a aussi estimé que le chanteur devait « se faire soigner ».
La prise de parole s’inscrit dans un discours plus large de Lio sur les rapports de pouvoir et la misogynie dans la chanson. Dans le même entretien, elle cite Jacques Prévert, Boris Vian et Serge Gainsbourg, qu’elle continue de considérer comme des artistes importants pour certains, tout en dénonçant ce qu’elle juge être leur misogynie.
Lio revendique ainsi une position qui refuse de séparer complètement l’artiste de l’homme. Son intervention ne porte pas sur la procédure judiciaire elle-même, mais sur ce qu’elle présente comme des non-dits anciens dans le show-business.
Pour comprendre
La prise de parole de Lio s’inscrit dans un engagement féministe ancien. Voici rappelle notamment qu’elle avait publiquement défendu Marie Trintignant, morte en 2003 sous les coups de Bertrand Cantat.
Un dossier judiciaire déjà très sensible
L’affaire a pris une nouvelle ampleur avec la plainte de Flavie Flament. Selon RTL, confirmant les informations de Mediapart, l’animatrice a déposé plainte mercredi 13 mai 2026 contre Patrick Bruel pour viol, pour des faits présumés remontant à 1991, lorsqu’elle avait 16 ans.

Dans son témoignage public, Flavie Flament accuse le chanteur de l’avoir droguée puis violée dans un appartement parisien. Ces accusations sont contestées par Patrick Bruel. À ce stade, il n’a pas été condamné dans ce dossier et demeure présumé innocent.

