
Selon ce témoignage, la jeune femme, passionnée de musique, aurait évoqué son envie de faire carrière et proposé un échange de coordonnées. Patrick Bruel lui aurait alors répondu : «On n’a pas besoin de ton numéro de téléphone, on te retrouvera.» Une réplique que l’ancienne salariée dit ne jamais avoir oubliée.
Toujours d’après son récit, une responsable lui aurait demandé de rester sur place afin de s’assurer que «personne ne reparte avec personne». Elle décrit avoir été mal à l’aise face à la différence d’âge entre les artistes et leur interlocutrice.
L’affaire Patrick Bruel
Patrick Bruel fait l’objet d’accusations de comportements déplacés relayées par plusieurs médias, dont Mediapart. Le chanteur conteste ces accusations et demeure présumé innocent dans les procédures judiciaires en cours. Les Enfoirés, association caritative liée aux Restos du Cœur, constituent l’un des événements musicaux annuels les plus suivis en France.
Pascal Obispo répond : «Je n’ai pas souvenir de cette conversation»
Contacté par Mediapart au sujet de cet épisode, Pascal Obispo a choisi de répondre rapidement. Sa prise de position est brève : il affirme ne pas avoir souvenir de cette conversation. Une réaction qui tranche avec le silence observé par d’autres artistes cités dans la même enquête.

Patrick Bruel, de son côté, n’a pas répondu au média sur cet épisode précis. La responsable mentionnée dans le témoignage n’a pas non plus réagi, selon Mediapart. Le chanteur conteste par ailleurs les accusations formulées contre lui dans le cadre des procédures en cours et demeure présumé innocent.
Des bénévoles décrivent un comportement «lourd» et des mises en garde informelles
Au-delà de la scène de 2015, l’enquête de Mediapart rassemble plusieurs récits de bénévoles et de salariés des Enfoirés. Certains racontent avoir été invités à éviter de rester seuls avec Patrick Bruel. D’autres décrivent des discussions internes autour d’un comportement qualifié de «lourd» ou «insistant».

Des responsables auraient parfois, selon ces témoignages, privilégié des hommes pour certaines tâches en soirée, ou demandé à des bénévoles de rester groupés. Ces pratiques, si elles sont avérées, suggèrent que des précautions auraient été prises en interne, sans que la situation ne soit formalisée ni signalée officiellement.
Une scène de 2012 à Lyon revient régulièrement dans les récits. Une bénévole aurait été choisie pour participer à une séquence en barque avec le chanteur lors du spectacle. Plusieurs personnes présentes affirment que des mises en garde lui auraient été formulées avant la scène. Après le concert, la jeune femme aurait refusé de renouveler l’expérience, estimant avoir été mal à l’aise. Certains membres de l’organisation disent aujourd’hui ne plus avoir ces événements en mémoire.
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