Une fois à son domicile, il lui aurait « sauté dessus » sans qu’elle « comprenne ce qu’il se passait ». Frappée de sidération, elle dit avoir mis un certain temps avant de parvenir à l’arrêter. Elle décrit la scène avec des mots qui ont depuis largement circulé : « J’étais face à un animal, la sueur au front. »
Florima Treiber confie aujourd’hui se sentir « trahie » et « salie », en voulant à elle-même d’avoir « cru fort que Patrick Bruel allait l’aider professionnellement ». Son témoignage, livré à Mediapart, s’inscrit dans la vague des nouvelles accusations publiées début mai 2026.
L’enquête Mediapart, point de départ de l’affaire
C’est le 18 mars 2026 que Mediapart a mis le feu aux poudres en publiant une première enquête regroupant huit témoignages contre Patrick Bruel. Le média d’investigation, habitué des grandes affaires de ce type depuis l’accélération du mouvement #MeToo en France, a recueilli ces récits sur plusieurs mois avant publication. L’affaire s’inscrit dans une dynamique plus large de libération de la parole dans le milieu du spectacle français, qui a déjà conduit à des mises en examen et des condamnations contre d’autres figures du secteur.
Une enquête qui s’amplifie : quinze nouveaux témoignages
L’affaire avait débuté le 18 mars 2026, lorsque Mediapart publiait une première enquête regroupant les récits de huit femmes accusant Patrick Bruel d’agressions et de harcèlement sexuels. L’impact avait été immédiat, ouvrant la voie à de nouvelles prises de parole.

Moins de deux mois plus tard, le 7 mai 2026, le média d’investigation publie un second volet avec quinze témoignages supplémentaires. Les faits allégués s’étalent sur près de trois décennies, de 1991 à 2019, et couvrent des situations variées impliquant des femmes d’horizons différents.
Parmi ces quinze nouveaux récits, sept femmes décrivent des rapports sexuels auxquels elles affirment ne pas avoir consenti. L’un des témoignages concerne une personne qui était mineure au moment des faits allégués, un élément particulièrement grave sur le plan juridique.
Daniela Elstner, directrice d’Unifrance — l’organisme chargé de la promotion du cinéma français à l’international —, figure parmi les accusatrices qui ont confirmé publiquement leurs accusations. Sa prise de parole, compte tenu de sa position institutionnelle, a contribué à donner une résonance particulière à cette nouvelle vague de témoignages.
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