
Interrogée sur le plateau de C ce soir, elle explique comment elle a été contrainte de continuer à côtoyer Patrick Bruel dans le cadre professionnel, notamment lors de ses débuts à TF1 à la tête d’émissions de variétés : « Je faisais en sorte de l’éviter. Je n’avais, à l’époque, pas le pouvoir de dire non. »
Elle décrit un contexte où prendre la parole aurait signifié sacrifier sa vie professionnelle : « Qu’est-ce qu’on m’aurait dit ? Je n’aurais pas eu de carrière. J’aurais été traitée de folle. » Ce témoignage illustre la pression systémique qui pousse les victimes présumées au silence dans le milieu du spectacle.
1002 : une journaliste prévenue avant même d’entrer dans la loge
En 2002, la journaliste Amélie Cordonnier couvrait la pièce Le Limier au théâtre de la Madeleine à Paris. Sa rédactrice en chef de l’époque, Danielle Dumas, lui avait alors donné une consigne claire : interviewer Jacques Weber uniquement.

« Elle m’a dit : ‘Toi, il ne faut vraiment pas que tu voies Bruel, tout le monde le sait' », a rapporté Amélie Cordonnier. Cette mise en garde, formulée sans détour par une responsable de rédaction, témoigne d’une connaissance partagée du comportement présumé du chanteur au sein des milieux médiatiques.
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