Pour ces avocats, l’animateur d’Europe 2 entretient délibérément la confusion entre les deux procédures. « Se poser en victime dans l’une ne saurait occulter la réalité de l’autre », martèlent-ils. La décision de la cour d’appel de Versailles est attendue le 19 mai 2026.
Qu’est-ce qu’une mise en examen ?
En droit français, être mis en examen signifie qu’un juge d’instruction a réuni des indices graves et concordants laissant supposer qu’une personne a commis une infraction. Ce statut judiciaire n’est pas une condamnation : l’instruction peut durer plusieurs années avant qu’un procès soit éventuellement ordonné. Sébastien Cauet bénéficie de la présomption d’innocence.
Une musicienne « dévastée » qui ne supporte plus la réhabilitation de l’animateur
Agathe n’avait pas souhaité faire parler d’elle. « Elle déteste la médiatisation », indiquent ses avocats. C’est pourtant vers la justice qu’elle s’est tournée en premier lieu, « en soutien des jeunes femmes mineures » figurant au dossier, dont elle dit s’être reconnue dans les récits.

Ce qui l’a finalement poussée à autoriser une prise de parole publique, c’est la « réhabilitation médiatique et sociale » dont bénéficierait Cauet depuis les développements favorables dans le dossier de chantage. « Elle ne saurait effacer la réalité de sa mise en examen ni le traumatisme de celles qui en sont victimes », soulignent Me Bellet et Me Desriaux.
Les avocats décrivent leur cliente comme « dévastée » par les agressions présumées dont elle affirme avoir été victime. « Elle ne supporte pas de l’entendre dire qu’il pleure sur l’épaule de sa femme », déclarent-ils, résumant avec force le sentiment de celle qui parle désormais en soutien aux autres plaignantes.
2011 : une rencontre via les réseaux sociaux, deux viols présumés au domicile
Selon le récit transmis par ses avocats, Agathe, alors chanteuse, entre en contact avec Sébastien Cauet via les réseaux sociaux dans l’espoir d’être diffusée à l’antenne de NRJ. L’animateur l’invite à assister à l’enregistrement de son émission. C’est lors de cette visite, dans un couloir, qu’il aurait tenté de lui toucher la poitrine.

Deux jours plus tard, Cauet se rendrait au domicile de la jeune femme. Agathe affirme y avoir subi deux viols. Des faits remontant à 2011, soit il y a près de quinze ans, mais qui échappent à la prescription — un point juridique que ses avocats ont tenu à souligner explicitement.
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