2011 : une rencontre via les réseaux sociaux, deux viols présumés au domicile
Selon le récit transmis par ses avocats, Agathe, alors chanteuse, entre en contact avec Sébastien Cauet via les réseaux sociaux dans l’espoir d’être diffusée à l’antenne de NRJ. L’animateur l’invite à assister à l’enregistrement de son émission. C’est lors de cette visite, dans un couloir, qu’il aurait tenté de lui toucher la poitrine.

Deux jours plus tard, Cauet se rendrait au domicile de la jeune femme. Agathe affirme y avoir subi deux viols. Des faits remontant à 2011, soit il y a près de quinze ans, mais qui échappent à la prescription — un point juridique que ses avocats ont tenu à souligner explicitement.
Cauet dément « très fermement » ces allégations, comme l’ensemble des accusations portées contre lui dans ce dossier.
Cinq plaignantes, une mise en examen depuis 2024, et un démenti constant
Sébastien Cauet est mis en examen depuis mai 2024 pour des faits de viols et d’agressions sexuelles couvrant la période 1997-2014. Au total, cinq femmes ont porté plainte, dont trois étaient mineures au moment des faits présumés. L’instruction judiciaire se poursuit à Paris et n’a pas encore abouti à un procès.

Par la voix de son avocate Me Jade Dousselin, l’animateur nie l’intégralité des accusations : « M. Cauet a toujours démenti très fermement les accusations portées à son encontre et a fait un certain nombre de demandes d’actes et de vérifications face aux nombreuses incohérences des récits le mettant en cause. »
Cauet a par ailleurs déposé plainte pour harcèlement et menaces contre l’une des plaignantes dans ce dossier. « Le temps de la vérité judiciaire est souvent long et il doit suivre son cours sereinement », conclut son avocate.
L’affaire Cauet entre dans une nouvelle phase de tension entre stratégie de communication et réalité judiciaire. Alors que l’animateur tente de capitaliser sur une issue favorable dans le dossier de chantage, la prise de parole des avocats d’Agathe rappelle que l’instruction pour viols et agressions sexuelles, impliquant cinq plaignantes sur une période de plus de quinze ans de faits allégués, suit son cours de façon totalement indépendante. La décision de la cour d’appel de Versailles, attendue le 19 mai, ne concernera que la procédure d’extorsion et ne changera rien au fond du dossier pénal principal.

