Selon elle, Thomas apparaissait trop « trapu » alors qu’il était « maigre et élancé ». Le visage d’Agnès aurait été « celui d’une inconnue ». La physionomie d’Arthur aurait été « incompatible » avec ses souvenirs, et aucun détail du visage d’Anne n’aurait rappelé ses « traits harmonieux ». La taille de Benoît n’aurait pas non plus coïncidé.
Une affaire criminelle hors norme
Le 21 avril 2011, les corps d’Agnès Dupont de Ligonnès et de ses quatre enfants sont découverts enterrés sous la terrasse de leur maison nantaise. Le père de famille, Xavier Dupont de Ligonnès, disparaît dans la nature et devient le principal suspect d’un quintuple meurtre. Malgré de nombreuses pistes et une recherche internationale, il n’a jamais été retrouvé, faisant de cette affaire l’une des plus médiatisées de la chronique judiciaire française.
Une remise en cause de l’identification ADN
Sur la base de ces observations, Christine Dupont de Ligonnès a franchi un pas supplémentaire en remettant en cause les analyses génétiques réalisées sur les corps. Elle doute que « l’ADN analysé et comparé au laboratoire ait bien été celui des échantillons musculaires prélevés sur les corps exhumés ».

Pour elle, l’explication la plus probable à ces non-ressemblances est radicale : « Ces personnes exhumées en avril 2011 n’étaient pas Agnès et ses enfants », a-t-elle affirmé dans son article.
Elle va jusqu’à déclarer ignorer à qui appartenaient réellement les corps retrouvés au domicile familial, et conclut : « Ce que nous pouvons affirmer avec force, preuves à l’appui, c’est qu’Agnès, Arthur, Thomas, Anne et Benoît n’ont pas été tués et enterrés sous la terrasse en avril 2011 ».
Des déclarations qui interrogent, mais ne convainquent pas les enquêteurs
Les affirmations de Christine Dupont de Ligonnès s’inscrivent dans une démarche constante de défense de son frère, qu’elle mène publiquement depuis des années via son blog.

