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22 juillet 2026
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Affaire Jubillar: les confidences au parloir qui ont mené au champ de Mailhoc

À l’automne 2025, la cour d’assises du Tarn le condamne à trente ans de réclusion pour le meurtre de Delphine, malgré l’absence de corps. Cédric Jubillar conteste les confidences rapportées par Jennifer, affirmant qu’elle les « invente complètement » et l’accusant de s’être servie de lui pour obtenir de la drogue au parloir.

Condamné sans corps, puis confronté aux preuves

La cour d’assises du Tarn avait prononcé une condamnation à trente ans de réclusion à l’automne 2025, fait rare en droit français, en l’absence de tout reste humain. La découverte des ossements en juillet 2026, consécutive aux aveux de Cédric Jubillar, intervient donc après une première condamnation définitive, à quelques semaines du procès en appel.

Début juillet 2026: Cédric Jubillar reconnaît sa responsabilité et guide les enquêteurs

Le basculement intervient début juillet 2026. Pour la première fois devant la justice, Cédric Jubillar reconnaît être responsable de la mort de Delphine. Le lendemain, il sort de prison encadré par les enquêteurs.

Champ agricole dans le Tarn avec ruban de gendarmerie lors de fouilles judiciaires
Image d’illustration © Toptenplay

Il prend la direction du nord d’Albi et les conduit jusqu’à un champ de Mailhoc, à une douzaine de minutes de route et 11 kilomètres du pavillon de Cagnac-les-Mines. Sur une parcelle agricole jouxtant une ancienne bâtisse, il désigne lui-même l’endroit précis où il dit avoir laissé le corps.

11 km
La distance séparant le champ de Mailhoc, où les ossements de Delphine Jubillar ont été retrouvés, du pavillon de Cagnac-les-Mines où elle avait disparu en décembre 2020.

Des ossements identifiés, une cause de mort encore inconnue avant le procès en appel

Sur place, les gendarmes ne trouvent pas un corps intact mais des ossements — des fémurs, des fragments — au pied d’un tas de terreau. Cédric Jubillar explique qu’il n’a « pas eu besoin de faire de trous » et a simplement enfoui le corps sous ce monticule de compost.

Mains gantées de légistes lors de fouilles judiciaires sur ossements en plein air
Image d’illustration © Toptenplay

Les analyses permettent d’identifier formellement Delphine. Mais une partie du squelette est manquante, ce qui laisse la cause exacte de la mort indéterminée à ce stade.

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