Suivez-nous
17 août 2026
Derniers articles

Agen : une mère de famille de 25 ans égorgée près d’un canal, son ex-compagnon en garde à vue

De nombreuses zones d’ombre subsistent encore. Les heures qui ont précédé la découverte du corps, le contexte de la rencontre entre la victime et l’homme interpellé, ainsi que les éventuels antécédents de violence entre les deux parties n’ont pas encore été rendus publics par le parquet.

Un drame de plus dans une spirale alarmante de féminicides en France

Ce probable féminicide conjugal survient dans un contexte national particulièrement préoccupant. Selon le collectif #NousToutes, au 17 avril 2026 — soit à peine deux semaines avant ce drame —, la France avait déjà enregistré 43 féminicides depuis le début de l’année. Le collectif « Féminicides Par Compagnons ou Ex » recensait de son côté 29 féminicides conjugaux au 13 avril.

Un drame de plus dans une spirale alarmante de féminicides en France
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Les tendances de long terme confirment l’ampleur du phénomène. En 2024, le nombre de femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint avait bondi de 11 % par rapport à 2023, atteignant 107 victimes. Une hausse continue, après les 98 féminicides conjugaux déjà recensés en 2025.

Au-delà des victimes directes, ce sont aussi les enfants qui paient un lourd tribut à ces violences. Depuis le début de l’année 2026, au moins 20 enfants sont devenus orphelins à la suite d’un féminicide. Dans le cas de Bon-Encontre, la victime et l’homme placé en garde à vue avaient justement un enfant en commun.

43
C’est le nombre de féminicides recensés en France depuis le 1er janvier 2026, au 17 avril, selon le collectif #NousToutes — soit un rythme d’environ un tous les trois jours.

L’enquête ouverte par le parquet d’Agen pour meurtre est désormais entre les mains de la DCOS du Lot-et-Garonne. Les résultats de l’autopsie et des analyses criminalistiques seront déterminants pour établir les circonstances exactes de la mort de cette jeune femme de 25 ans, retrouvée sans vie en cette nuit du 1er mai. Son ex-compagnon, placé en garde à vue, reste le principal mis en cause, mais sa responsabilité n’est pas encore établie officiellement. Ce drame s’inscrit dans un bilan national qui ne cesse d’alourdir : à l’heure où la France enregistre en moyenne un féminicide tous les trois jours depuis le début de 2026, la question de la protection des femmes face aux violences conjugales demeure plus que jamais d’actualité.

Publicité

Articles suggérés

Partager sur Facebook