L’Aïd al-Adha est l’une des deux grandes fêtes de l’islam avec l’Aïd al-Fitr, qui marque la fin du ramadan. Les deux fêtes ne renvoient pas au même moment religieux ni aux mêmes pratiques.
Pour comprendre
La date de l’Aïd al-Adha est liée au mois de Dhou al-Hijja, période du grand pèlerinage à La Mecque. Le jour d’Arafat, qui précède la fête, est un temps fort de recueillement pour les pèlerins.
Le sens de la fête du sacrifice
L’Aïd el-Kébir signifie littéralement « la grande fête ». Elle commémore, dans la tradition musulmane, l’épreuve d’Ibrahim, figure d’Abraham, prêt à sacrifier son fils par obéissance à Dieu avant qu’un bélier ne soit offert à sa place.

La Grande Mosquée de Paris rappelle que cette fête porte des valeurs de « piété et de générosité ». Elle est associée à la prière, aux retrouvailles familiales et au partage.
Dans de nombreuses familles, la viande issue du sacrifice est partagée avec les proches et avec des personnes dans le besoin. La fête est aussi connue sous le nom de Tabaski dans plusieurs pays d’Afrique.
Le sacrifice, un rituel strictement encadré
En France, l’Aïd el-Kébir représente un enjeu logistique important. Le ministère de l’Agriculture indique que la fête se traduit par l’abattage de plus de 100 000 moutons sur une période comprise entre un et trois jours.

