📌 Alès : trois ans de prison ferme pour avoir brûlé sa compagne à la Javel lors d’une dispute alcoolisée

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Posted 10 février 2026 by: Admin #Actualités

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Une Affaire Glaçante Jugée À Alès : La Justice Face À Une Violence Extrême

Le lundi 9 février 2026, le palais de justice d’Alès a accueilli un procès qui a secoué les magistrats. La substitut du procureur n’a pas hésité à qualifier les faits d’acte « à la limite de la barbarie », confiant même que ce dossier l’avait « travaillée » tout au long de son week-end de permanence. Une réaction inhabituelle qui traduit l’exceptionnelle gravité de cette affaire de violences conjugales.

Les faits jugés ce jour-là s’inscrivent dans une série alarmante d’agressions qui continue de frapper la France. Malgré les campagnes de sensibilisation et les dispositifs d’alerte renforcés, les chiffres demeurent obstinément élevés. Les scénarios se répètent avec une constance glaçante : disputes alcoolisées, domination puis basculement vers une brutalité extrême. Cette affaire rappelle tragiquement d’autres drames récents, comme celui de Marine, poignardée à dix-huit reprises par son compagnon.

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Dans le petit village d’Aigremont, l’intervention des gendarmes au petit matin a révélé un scénario d’une rare cruauté. Le prévenu, un quadragénaire marocain en situation irrégulière sous obligation de quitter le territoire français, cumule quatorze mentions à son casier judiciaire. Un élément déterminant qui a pesé lourd dans l’analyse du tribunal et la sévérité de la condamnation à venir.

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Nuit Du 6 Février À Aigremont : Reconstitution D’une Agression D’une Rare Brutalité

Cette nuit-là, une amie hébergeait la victime dans sa maison. Aux premières heures du jour, inquiète pour la sécurité de son invitée, elle a alerté les gendarmes. Les forces de l’ordre ont découvert une scène que les témoins qualifient d’insoutenable. Selon les déclarations recueillies, tout a basculé après un simple appel téléphonique reçu par la femme. Le prévenu aurait alors porté plusieurs coups de poing à la tête de sa compagne avant de commettre l’irréparable : brûler ses parties intimes avec de l’eau de Javel pulvérisée.

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Les deux témoins présents ont livré des récits concordants et détaillés de cette agression. Terrorisés par ce qu’ils ont vu, ils ont décrit chaque étape de la violence subie par la victime avec une précision qui a marqué les magistrats. Leur témoignage constitue l’élément central du dossier d’accusation, face à un prévenu dont le profil judiciaire pose question.

Quadragénaire marocain en situation irrégulière, l’homme fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français. Son casier judiciaire affiche quatorze mentions, révélant un parcours marqué par la récidive. Cette accumulation d’antécédents a considérablement alourdi l’analyse du tribunal, transformant ce qui aurait pu être jugé comme une simple dispute conjugale en une affaire exceptionnelle par sa gravité. Les éléments factuels recueillis lors de l’intervention laissent peu de place au doute sur la réalité des violences commises.

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« Je Ne Me Souviens De Rien » : Une Stratégie De Défense Qui Ne Convainc Pas Le Tribunal

À la barre, l’accusé a tenté de se retrancher derrière une amnésie sélective. Il reconnaît une dispute avec sa compagne, mais affirme avoir eu « un trou noir » au moment précis des violences. Concernant la présence de Javel, il explique l’avoir utilisée la veille pour nettoyer un mur, puis l’avoir laissée dans la pièce sans se souvenir de ce qui s’est passé ensuite. Cette version fragile n’a pas convaincu les magistrats.

Face à cette défense, la juge a immédiatement opposé les faits : « Les deux témoins sont très précises dans la description des faits de la soirée. » Une assesseure a enfoncé le clou avec une question directe : « C’est pas un peu facile de dire au tribunal qu’il y a un trou noir pile au moment où il y a les faits ? » Malgré ces remarques appuyées, l’homme a persisté, affirmant qu’il « dit la vérité ».

Le contraste entre les récits détaillés des témoins et l’amnésie revendiquée par le prévenu a suffi à écarter cette ligne de défense. Les magistrats ont relevé cette coïncidence troublante : sa mémoire fonctionne parfaitement avant et après l’agression, mais s’efface précisément durant les violences les plus graves. Cette stratégie judiciaire, jugée peu crédible par le tribunal, a finalement renforcé la perception d’une culpabilité manifeste. L’attitude de la victime allait pourtant révéler une autre dimension inquiétante de cette affaire.

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Emprise Et Silence : Une Victime Qui Refuse De Témoigner Contre Son Agresseur

Au-delà de la violence des faits, un élément a particulièrement troublé le tribunal : l’attitude de la victime elle-même. Cette dernière a refusé de se constituer partie civile et a minimisé les violences subies. Plus troublant encore, elle a décliné l’examen médical proposé par les forces de l’ordre et s’est rendue coupable des agissements de son compagnon, comme pour le protéger.

Pour la substitut du procureur, cette posture ne laisse aucun doute. Elle évoque « une femme sous contrôle », illustration manifeste d’une emprise psychologique. Pendant que la victime tente de justifier son agresseur, les témoins racontent une tout autre histoire. Ils restent « terrorisés par ce à quoi ils ont assisté », selon les mots du parquet.

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La défense a tenté d’exploiter ces contradictions, arguant d’une absence d’éléments matériels suffisants pour caractériser les violences. Peine perdue. Le tribunal a suivi l’analyse du ministère public et prononcé une condamnation ferme : trois ans d’emprisonnement, révocation de six mois de sursis probatoire et interdiction du territoire français pendant cinq ans. L’homme a été maintenu en détention.

Cette décision vise à rappeler que la gravité des violences conjugales ne se mesure pas uniquement aux témoignages des victimes, souvent empêchées de parler par l’emprise qu’elles subissent. Les témoins extérieurs et les faits matériels suffisent à établir la réalité d’une barbarie que la justice refuse désormais de minimiser.

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