
Face à elle, Taron Egerton campe Ben, un chasseur au sang-froid déroutant. Après le thriller Carry-On diffusé sur Netflix en 2024, l’acteur britannique choisit à nouveau la plateforme pour un contre-emploi saisissant : celui d’un prédateur méthodique et sans scrupules, construit pour inquiéter dès la première scène.
Eric Bana complète le triangle principal dans le rôle de Tommy, le mari décédé de Sasha, dont la présence se fait sentir en filigrane tout au long du récit. Le casting réunit ainsi trois acteurs issus de trois continents différents, pour une production à dimension internationale portée par Chernin Entertainment et Ian Bryce Productions.
Baltasar Kormákur, spécialiste des environnements extrêmes
Le réalisateur islandais Baltasar Kormákur s’est imposé dans le cinéma international avec Everest (2015), reconstitution du désastre de 1996 dans l’Himalaya. Sa filmographie témoigne d’un intérêt constant pour les récits de survie en milieu hostile, là où la nature dépasse les capacités humaines. Avec Apex, il transpose cette obsession dans le bush australien.
Une traque implacable au cœur de l’outback
Le récit débute dans une station-service isolée. Sasha fait la connaissance d’un homme apparemment bienveillant, qui l’oriente même pour la suite de son voyage. Lorsqu’ils se croisent à nouveau, loin de toute civilisation, il lui révèle froidement qu’il lui a volé son matériel de survie — la menace se précise en quelques secondes.

Le film bascule alors dans un jeu du chat et de la souris aux règles brutales : le chasseur accorde à sa proie une seule chanson d’avance, arbalète en main. Sasha doit fuir à travers des forêts denses, braver des rapides en rafting, se dissimuler dans des grottes, avant une confrontation sur le bord d’une falaise. Chaque environnement devient un piège potentiel.
Le scénario de Jeremy Robbins mise sur une progression en escalade permanente de la tension, sans digression. La durée ramassée du film — 95 minutes — interdit tout temps mort et oblige le spectateur à rester dans un état de vigilance constante, calqué sur celui de l’héroïne.
Les Blue Mountains, un décor naturel à couper le souffle
La production a investi plusieurs sites emblématiques de Nouvelle-Galles du Sud pour donner corps à ce thriller. Les gorges de Glenbrook, les rochers des Needles et les bassins de Jelly Bean Pool constituent le théâtre de la traque, transformant la nature australienne en acteur à part entière, dont la sauvagerie conditionne autant le récit que les personnages eux-mêmes.

Le tournage, entamé en février 2025 autour de Sydney, a mobilisé des équipes de postproduction de premier plan : Framestore, ILM et Rising Sun Pictures ont supervisé les effets visuels. Le résultat est une photographie épique qui impose d’emblée l’hostilité du milieu, avant même que la menace humaine n’apparaisse à l’écran.
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