Un essai clinique européen, baptisé FLOW, relance l’espoir d’un traitement oral contre l’apnée obstructive du sommeil. Selon l’article publié par aufeminin le 14 juin 2026, le sulthiame aurait réduit jusqu’à 47 % les interruptions respiratoires nocturnes chez certains patients.
En bref
- —FLOW a inclus 298 adultes
- —Le sulthiame cible la ventilation nocturne
- —La CPAP reste la référence actuelle
La CPAP reste efficace, mais près d’un patient sur deux l’abandonnerait
Selon l’article source, les personnes atteintes d’apnée obstructive du sommeil modérée à sévère disposent aujourd’hui d’une solution jugée vraiment efficace : l’appareil CPAP. Cette machine envoie de l’air en continu à travers un masque porté pendant la nuit.

Le problème est pratique autant que médical. D’après aufeminin, ce dispositif est souvent vécu comme contraignant et inconfortable, au point que près d’un patient sur deux l’abandonnerait dès la première année.
Pour les patients concernés, l’enjeu ne se limite donc pas au choix d’un appareil. Il touche aussi l’observance du traitement, le suivi médical et, à terme, les discussions possibles avec les professionnels de santé sur la meilleure prise en charge.
Pourquoi la CPAP domine encore
La CPAP est aujourd’hui présentée par l’article source comme la solution vraiment efficace pour l’apnée obstructive modérée à sévère. Elle reste toutefois difficile à accepter pour certains patients, car elle impose un masque et une machine chaque nuit.
L’essai FLOW a testé le sulthiame sur 298 adultes
Selon l’article source, l’essai clinique européen FLOW a porté sur 298 adultes. Il a évalué le sulthiame, une molécule présentée comme une piste de traitement oral contre l’apnée obstructive du sommeil.

Les résultats rapportés sont les plus marqués aux doses les plus élevées. D’après aufeminin, le sulthiame réduirait jusqu’à 47 % les interruptions respiratoires pendant la nuit et améliorerait l’oxygénation du sang chez les volontaires.
Le professeur Jan Hedner, pneumologue à l’Académie Sahlgrenska de l’Université de Göteborg, a déclaré : « Nous travaillons sur cette approche thérapeutique depuis une longue période ». Il ajoute, selon l’article : « Les résultats prouvent que l’apnée du sommeil peut être traitée par voie pharmacologique. C’est un véritable tournant historique ».
Le sulthiame agirait sur l’instabilité de la respiration nocturne
D’après aufeminin, le sulthiame appartient à la famille des inhibiteurs de l’anhydrase carbonique. L’article explique qu’il viserait à stabiliser le contrôle de la ventilation pendant le sommeil.

La molécule réduirait ce que les spécialistes appellent le loop gain, c’est-à-dire l’instabilité du système de rétroaction entre le dioxyde de carbone et l’oxygène. Selon l’article, cette instabilité peut entraîner des cycles d’hyperventilation suivis d’apnées.
L’article cite aussi des recherches antérieures publiées dans la revue CHEST, selon lesquelles le produit stimulerait le tonus musculaire des voies aériennes supérieures. Cette action diminuerait le risque de fermeture du pharynx pendant le sommeil.
Les effets indésirables rapportés sont décrits par la source comme globalement légers et temporaires. Le trouble le plus fréquemment observé serait la paresthésie, une sensation anormale de fourmillement ou d’engourdissement.
Une phase 2 ne permet pas encore de remplacer le masque
L’article source précise que FLOW reste une étude de phase 2. Ce type d’essai sert surtout à explorer les dosages et la tolérance, avant des études plus vastes et plus longues.

Plusieurs limites sont déjà signalées. Selon aufeminin, un premier essai à court terme n’avait pas montré de baisse de la somnolence en journée ni d’amélioration de la qualité de vie.
Autre point important : le sulthiame ne viserait qu’un des mécanismes impliqués dans l’apnée du sommeil. D’après l’article, il cible l’instabilité ventilatoire, alors que la maladie peut relever de plusieurs mécanismes différents.
Le docteur Klar Yaggi, qui dirige le Programme de médecine du sommeil à l’Université Yale, résume cette évolution ainsi : « Au lieu d’une approche ‘CPAP pour tous’, nous entrons véritablement dans la médecine de précision du sommeil ». En parallèle, la FDA a annoncé en décembre 2024 l’approbation du tirzepatide pour certains adultes obèses atteints d’apnée obstructive du sommeil, associé à un régime hypocalorique et à une activité physique.
Les prochaines données devront préciser la durée d’efficacité du sulthiame, son impact sur la somnolence, la qualité de vie et les profils de patients qui pourraient en bénéficier. Si des essais plus larges confirment ces résultats, les autorités sanitaires devront ensuite examiner l’autorisation, la place du médicament face à la CPAP et les conditions éventuelles de remboursement.


