📌 Après le Portugal, ce pays d’Asie où des Français vivent « comme des rois » avec 600 euros par mois

Posted 29 novembre 2025 by: Admin
L’Âge D’Or Du Portugal Touché À Sa Fin : Autopsie D’Un Eldorado Fiscal Révolu
En 2009, le Portugal frappé par la crise de la dette joue une carte audacieuse : attirer les retraités étrangers avec un régime fiscal d’une générosité inédite. Le dispositif promet une exonération totale d’impôt sur les revenus générés à l’étranger pendant dix ans, assorti d’un statut de résident non habituel conçu pour éviter toute double imposition avec le pays d’origine. Pour des milliers de Français, c’est la promesse d’une retraite dorée sous le soleil atlantique sans amputer leur pension.
Pendant près de quinze ans, cette politique transforme le Portugal en destination de référence. Climat doux, sécurité, coût de la vie inférieur à la France et fiscalité ultra clémente : tous les voyants sont au vert. Mais en 2020, Lisbonne amorce un premier tournant. L’exonération totale disparaît, remplacée par une flat tax de 10 %. Un signal faible que beaucoup préfèrent ignorer.
Le coup de grâce tombe le 1er janvier 2024. Le Portugal supprime tous les avantages fiscaux pour les nouveaux retraités étrangers. Parallèlement, l’immobilier flambe dans les zones prisées, chassant progressivement ceux qui cherchaient justement l’accessibilité. En quinze ans, l’eldorado fiscal s’est évaporé. La question se pose désormais crûment pour les futurs retraités : où recréer ce modèle de vie ensoleillée et abordable que le Portugal incarnait ?
Thaïlande : Le Nouvel Horizon Des Retraités Français Avec 45 000 Expatriés Déjà Installés
Pendant que Lisbonne referme la porte, Bangkok l’ouvre en grand. À 9 000 kilomètres de la France, la Thaïlande s’impose comme l’alternative crédible au Portugal déchu. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 45 000 Français vivent désormais dans le royaume, une progression constante depuis dix ans qui témoigne d’un phénomène bien installé, pas d’un effet de mode passager.
Ce qui attire cette vague de retraités va au-delà du simple calcul fiscal. Climat tropical toute l’année, plages de carte postale et cette douceur de vivre asiatique qui dépayse autant qu’elle apaise. Des villes comme Phuket concentrent une partie importante de cette communauté française, reconstituant un tissu social francophone suffisamment dense pour éviter l’isolement total. Les associations francophones y fleurissent, permettant de maintenir des repères culturels tout en s’ouvrant à une culture radicalement différente.
L’éloignement géographique, qui pourrait rebuter, devient paradoxalement un atout pour certains. Beaucoup de ces expatriés cherchent précisément cette rupture nette avec leur vie d’avant, ce changement radical que le Portugal trop proche ne leur offrait pas pleinement. Entre Europe du Sud et Asie du Sud-Est, l’écart n’est pas que kilométrique : il redessine entièrement le quotidien. Reste à vérifier si le budget suit réellement cette promesse d’accessibilité.
Vivre Avec 2 000 Euros Ou Moins : Témoignages Et Réalités Du Quotidien Thaïlandais
Les promesses budgétaires tiennent-elles face à la réalité du terrain ? Les parcours de ceux qui ont franchi le pas dessinent un tableau nuancé mais convaincant. Didier Plouhinec, Breton installé à Phuket depuis plus de deux ans, incarne ce quotidien recomposé. Avec 2 000 euros de retraite mensuelle, il vit confortablement, suffisamment pour ne pas compter chaque baht dépensé. Son visa retraité en poche, il a reconstruit une vie où le pouvoir d’achat retrouvé change la donne.
Les repas au restaurant illustrent concrètement cet écart de prix : quelques euros suffisent pour déjeuner correctement, là où la France imposerait des additions trois à quatre fois supérieures. Certains classements spécialisés évoquent même la possibilité pour un couple de vivre avec moins de 1 000 euros mensuels, chiffre qui fait rêver mais exige sans doute des compromis sur le standing. D’autres Français, comme Bernard et son compagnon, choisissent délibérément des logements plus luxueux tout en profitant d’un coût global moindre qu’en métropole.
Le véritable luxe ne se mesure pas qu’en euros économisés. Ces retraités mettent en avant une vie apaisée, libérée de certaines contraintes urbaines françaises, où le climat tropical autorise un mode de vie tourné vers l’extérieur. La pension française, même modeste par les standards hexagonaux, se transforme en sésame pour une existence confortable sous les tropiques. Mais cette équation séduisante cache aussi des postes de dépenses qu’il serait imprudent de négliger.
Les Zones D’Ombre De L’Eldorado Thaïlandais : Santé Et Éloignement Au Cœur Des Arbitrages
Ces dépenses qu’on néglige parfois dans l’enthousiasme initial pèsent pourtant lourd dans l’équation finale. Didier Plouhinec le souligne sans détour : santé et assurance privée représentent un poste important, nettement plus coûteux qu’anticipé. La Thaïlande n’offre pas de système de sécurité sociale équivalent au français pour les étrangers. Chaque consultation, chaque traitement se paie comptant ou via une assurance internationale dont les primes grimpent avec l’âge.
Les hôpitaux privés de Bangkok ou Phuket affichent des standards élevés, mais leurs tarifs aussi. Une hospitalisation peut engloutir plusieurs milliers d’euros sans couverture adaptée. Ce risque sanitaire oblige à prévoir un budget spécifique, parfois sous-estimé par ceux qui comparent uniquement le prix des courses ou des restaurants.
L’autre contrepartie se mesure en kilomètres : 9 000 exactement séparent la Thaïlande de la France. Cet éloignement géographique impose des arbitrages familiaux douloureux. Assister à un mariage, répondre à une urgence familiale ou simplement voir grandir ses petits-enfants devient un exercice logistique coûteux. Les billets d’avion, même anticipés, grèvent le budget annuel.
Malgré ces réserves concrètes, la Thaïlande figure en tête des classements spécialisés pour les retraités. L’obtention du visa retraité reste administrative mais accessible. Les 45 000 Français déjà installés prouvent que l’arbitrage reste favorable pour qui accepte ces contreparties. Le choix d’une retraite thaïlandaise exige lucidité : peser avantages financiers contre isolement géographique et vigilance sanitaire.









