📌 Aqababe jugé en octobre pour avoir photographié Delormeau au tribunal

Posted 15 avril 2026 by: Admin #Cuisine

L’influenceur Aqababe, de son vrai nom Aniss Zitouni, a été placé en garde à vue ce mardi avant d’être convoqué devant le tribunal correctionnel de Paris pour le 14 octobre prochain. Il est poursuivi pour violation du secret professionnel après avoir diffusé une photo de Matthieu Delormeau prise à l’intérieur du palais de justice, en marge d’une affaire de stupéfiants impliquant l’animateur. Une affaire qui met en lumière les pratiques d’une certaine presse people sur les réseaux sociaux.

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En bref

  • Delormeau arrêté en juillet 2024 pour détention de cocaïne
  • Aqababe publie une photo volée prise dans le tribunal
  • Procès fixé au 14 octobre, son avocat crie à l’acharnement

Matthieu Delormeau rattrapé par la justice en juillet 2024

C’est en juillet 2024 que l’affaire commence. Matthieu Delormeau, animateur de 50 ans et ancien chroniqueur de l’émission de Cyril Hanouna, est interpellé par les forces de l’ordre devant son domicile situé dans le 6e arrondissement de Paris. Les policiers interviennent lors d’une transaction de cocaïne. L’animateur sera placé sous injonction thérapeutique pour usage de stupéfiants.

Matthieu Delormeau rattrapé par la justice en juillet 2024

Celui qui s’était vanté dans l’émission Tout Beau Tout N9uf de posséder plus de 3 millions d’euros de patrimoine net, fruit d’une carrière dans la finance puis dans la production audiovisuelle, vit ce qu’il décrira lui-même comme une « descente aux enfers ». Une formule qui résume à la fois la chute personnelle et l’exposition médiatique qui s’ensuit.

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C’est précisément ce passage au tribunal judiciaire de Paris, imposé dans le cadre de cette procédure pour stupéfiants, qui va ouvrir la voie à un second épisode judiciaire. Non pas pour Delormeau cette fois, mais pour un influenceur qui avait fait le déplacement.

3 000 000 €
C’est le patrimoine net que Matthieu Delormeau avait publiquement revendiqué à la télévision, avant que son arrestation ne révèle une situation personnelle bien plus fragile.

Une photo prise en coulisses du palais de justice, diffusée sur X

Lors du passage de Matthieu Delormeau au tribunal judiciaire de Paris, Aqababe publie sur son compte X une photo de l’animateur prise à l’intérieur même du bâtiment. Le cliché est accompagné d’un commentaire laconique sur l’état de santé de l’ex-chroniqueur : « Il semble aller bien ». Une publication anodine en apparence, mais aux lourdes conséquences juridiques.

Une photo prise en coulisses du palais de justice, diffusée sur X

Le parquet de Paris réagit rapidement et ouvre une enquête pour violation du secret professionnel. Les investigations permettent d’identifier rapidement l’origine du cliché : il a été pris par une vacataire employée au tribunal judiciaire de Paris. Cette employée, qui avait accès au bâtiment dans le cadre de sa mission, a transmis la photo à l’influenceur.

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Les conséquences pour cette employée sont immédiates : elle est suspendue de ses fonctions. Le cadre strict qui régit la prise de photographies dans les palais de justice, destiné à protéger les justiciables et la sérénité des débats, avait ainsi été délibérément contourné.

Le secret professionnel dans les tribunaux

En France, toute personne exerçant une fonction au sein de l’institution judiciaire est soumise au secret professionnel. Photographier ou filmer à l’intérieur d’un palais de justice sans autorisation est interdit par la loi depuis 1954, afin de garantir la dignité des procédures et la présomption d’innocence. Toute violation de cette règle expose son auteur — ainsi que les personnes ayant diffusé les images obtenues de cette façon — à des poursuites pénales.

Garde à vue, puis convocation : le 14 octobre devant le tribunal

Ce mardi 15 avril 2026, Aqababe a été convoqué dans les locaux de la police judiciaire. Il y a passé une partie de la journée en garde à vue avant d’être informé de la suite donnée à l’enquête : il sera jugé le 14 octobre prochain par le tribunal correctionnel de Paris pour violation du secret professionnel.

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Garde à vue, puis convocation : le 14 octobre devant le tribunal

Cette infraction, prévue par le Code pénal, vise à protéger la confidentialité des informations obtenues dans le cadre de fonctions professionnelles. La diffusion publique d’un tel cliché, pris à l’intérieur d’une enceinte judiciaire par une employée assermentée, tombe précisément dans le champ de cette qualification.

L’influenceur, qui compte une large audience sur les réseaux sociaux grâce à ses révélations sur le monde people et audiovisuel français, devra donc s’expliquer devant les juges sur les circonstances dans lesquelles il a obtenu et publié cette photographie.

Une récidive judiciaire, son avocat dénonce un acharnement

Cette procédure n’est pas une première pour Aqababe. En avril 2025, l’influenceur avait déjà été placé en garde à vue pour avoir filmé des extraits d’une audience concernant Magali Berdah. Un épisode similaire qui témoigne d’une méthode de travail fondée sur la captation d’images dans des espaces où elles sont explicitement interdites.

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Une récidive judiciaire, son avocat dénonce un acharnement

Face à cette accumulation d’ennuis judiciaires, son avocat, Me Tom Michel, a pris la parole pour défendre son client. Il dénonce ce qu’il qualifie de « véritable acharnement judiciaire », estimant que les forces de l’ordre devraient concentrer leurs ressources sur des dossiers plus graves. Dans des déclarations rapportées par Le Parisien, il affirme qu’Aqababe « se voit convoqué et placé en garde à vue à répétition pour des faits dérisoires ».

Cet argumentaire de la défense, classique dans ce type d’affaires, ne saurait toutefois effacer la réalité des faits reprochés. La justice française protège strictement le secret professionnel dans les enceintes judiciaires, et ce quelle que soit la notoriété de la personne photographiée ou la plateforme de diffusion utilisée.

L’affaire Delormeau-Aqababe illustre les tensions croissantes entre les pratiques de l’information people sur les réseaux sociaux et les limites imposées par la loi. Si Matthieu Delormeau semble avoir entamé un chemin vers la reconstruction, c’est désormais Aqababe qui se retrouve en première ligne. Son procès, prévu le 14 octobre prochain, dira si la publication d’une image obtenue dans une enceinte judiciaire peut être considérée comme un simple dérapage ou comme une infraction caractérisée. En attendant, l’affaire rappelle que la course à l’«exclusivité» sur les réseaux sociaux n’est pas sans risque juridique.

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