Tout commence par le placement. Le voleur choisit systématiquement le côté passager avant — angle mort du conducteur, invisible depuis le siège. La bouteille est glissée entre la roue et le passage de roue avec précision. Ce n’est pas un geste anodin : c’est une mise en scène calculée.
Au moment du démarrage, la bouteille se retrouve écrasée ou comprimée par la rotation du pneu. Elle craque, racle, claque. Le bruit imite parfaitement un problème mécanique — une plaquette de frein défaillante, un corps étranger coincé, un pneu en train de se déchirer. L’instinct de survie du conducteur fait le reste : il s’arrête, coupe le moteur ou laisse tourner le moteur, et descend inspecter.
C’est à cet instant précis que le piège se referme, selon deux scénarios distincts.
Dans le premier cas, un complice attendait ce moment : il s’engouffre dans le véhicule laissé allumé et disparaît en quelques secondes. Dans le second, pendant que le conducteur scrute sa roue, un autre individu vide discrètement l’habitacle — téléphone, sac, ordinateur.
Deux variantes, une seule constante : le conducteur hors de son véhicule est une cible.
Ce degré de préméditation n’a pas échappé aux autorités, qui ont rapidement reconnu l’ampleur du phénomène.
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