Un inconnu poli, une fausse panne et un code secret mémorisé
La scène commence de façon banale. Une personne bien habillée, souriante et polie se tient près du distributeur. Au moment où l’utilisateur insère sa carte, elle intervient: elle évoque une panne de l’appareil ou conseille d’appuyer sur une touche pour que la transaction aboutisse.
Pendant que la victime écoute ces explications confuses, l’individu jette un discret coup d’œil par-dessus son épaule et mémorise le code secret.
Dimanche et lundi: 24 à 48 heures sans agence ouverte
Selon les forces de l’ordre, ces délits connaissent une nette recrudescence ces deux jours-là, pour une raison logistique. Le dimanche, toutes les agences bancaires sont fermées: impossible de se rendre au guichet pour bloquer sa carte ou alerter un conseiller.
Le lundi, la situation est souvent la même: en France, de nombreuses banques de réseau restent fermées pour compenser l’ouverture du samedi.
Les escrocs profitent de ce délai de 24 à 48 heures. Ils multiplient les retraits dans des distributeurs voisins et enchaînent les achats coûteux, comme l’électronique ou les articles de luxe, avant que la victime n’ait pu réagir.
Un complice, des cartes cadeaux: des escrocs mobiles et organisés
Le profil décrit ne correspond pas à l’image du délinquant agressif. Ces personnes sont jeunes, très à l’aise socialement et présentables. Elles se déplacent de ville en ville pour éviter d’être repérées.
Une fois la carte obtenue, un complice prend le relais pour effectuer les achats, pendant que le premier cherche déjà une nouvelle cible. L’argent est rapidement converti en cartes cadeaux intraçables ou en matériel informatique.
Quatre réflexes: sas intérieur, clavier masqué, application bancaire
Il est conseillé de privilégier les distributeurs situés dans un sas intérieur, sous vidéosurveillance, moins accessibles aux personnes malintentionnées. Lors de la saisie du code, il faut masquer le clavier avec la main libre, même si l’on pense être seul.
Articles suggérés
Retraite SNCF bloquée: un ex-cheminot en camping-car privé de pension
Francis Cazabat, 64 ans, ancien conducteur de locomotives à la SNCF, vit en camping-car dans les Hautes-Pyrénées. En novembre 2017, il constate que sa…

