📌 Arrêt maladie et vacances au ski : ce que dit vraiment la loi sur les déplacements autorisés

Posted 14 janvier 2026 by: Admin
Une Influenceuse Affiche Ses Vacances Au Ski Malgré Son Arrêt Maladie
Sur TikTok, une influenceuse de 50 000 abonnés provoque un tollé en se filmant sur les pistes enneigées des Alpes… alors qu’elle est officiellement en arrêt maladie. Les conditions météorologiques exceptionnelles de cet hiver – avec 60 cm de neige fraîche au pied des pistes et jusqu’à 2 mètres de cumul enregistrés par endroits – ont attiré des milliers de vacanciers. Mais certains séjours créent la polémique.
« Regardez-moi, je suis en arrêt maladie et je suis en train de kiffer ma vie. Qui va faire quoi ? La CPAM ? Le contrôle du travail ? Venez me chercher, je m’en fous, je suis libre », lance-t-elle face caméra dans une vidéo visionnée des milliers de fois. La jeune femme ne cache rien : elle profite pleinement de la poudreuse et affiche son mépris des conventions avec une franchise déconcertante.
Ses publications, partagées massivement sur les réseaux sociaux, révèlent un séjour à la montagne assumé malgré son statut médical. L’influenceuse ne compte pas s’arrêter là et annonce déjà ses prochaines destinations, transformant son arrêt maladie en véritable tournée des stations balnéaires. Une provocation qui soulève une question brûlante : jusqu’où peut-on aller lorsqu’on est officiellement inapte au travail ?
Des Déclarations Provocantes Qui Enflamment La Toile
L’influenceuse ne s’est pas contentée d’un simple séjour discret à la montagne. Dans une série de vidéos, elle détaille sa stratégie sans filtre : « Je vais faire tirer mon arrêt maladie au maximum, profiter de ma vie, les gars. Là, je suis allée à la montagne, la prochaine (destination), c’est la mer, le soleil, j’ai besoin de bronzer, regardez comme je suis blanche. » Une déclaration qui transforme son arrêt médical en programme touristique assumé.
Le ton provocateur de ses publications a déclenché une vague d’indignation massive sur TikTok. Les vidéos, partagées des milliers de fois au-delà de son cercle d’abonnés, ont cristallisé la colère des internautes. Beaucoup dénoncent un abus du système de protection sociale, tandis que d’autres s’interrogent sur la légalité de telles pratiques.
La jeune femme affiche une désinvolture totale face aux règles établies, revendiquant sa liberté de mouvement malgré son statut médical. Son discours mêle provocation et défiance envers les institutions censées contrôler les arrêts maladie – la CPAM et son employeur. Cette posture frontale amplifie la viralité de ses contenus, transformant un cas individuel en débat national sur les limites du système.
Le caractère public et ostentatoire de ses déclarations soulève une interrogation cruciale : cette liberté affichée est-elle réellement compatible avec le cadre légal français ?
Ce Que Dit Réellement La Loi Sur Les Vacances En Arrêt Maladie
Le cadre juridique français est formel : partir en vacances pendant un arrêt maladie constitue une infraction, sauf conditions strictement encadrées. Selon Le Figaro, trois obligations s’imposent au salarié : obtenir une prescription médicale autorisant le déplacement, recueillir l’accord explicite de son médecin traitant, et informer la CPAM du changement d’adresse.
Cette réglementation repose sur un principe fondamental : le salarié en arrêt doit rester disponible pour d’éventuels contrôles médicaux. Ces vérifications permettent de « soumis à d’éventuels contrôles médicaux pour vérifier la validité de l’incapacité à exercer son activité professionnelle ». Un contrôleur peut se présenter au domicile déclaré à tout moment pendant les horaires de sortie autorisés.
L’absence lors d’un contrôle sans justificatif valable expose à des sanctions graduées : suspension immédiate des indemnités journalières, remboursement des sommes perçues indûment, voire licenciement pour faute grave. La CPAM dispose d’un délai de deux ans pour réclamer les montants versés à tort.
La distinction cruciale réside dans la nature thérapeutique du déplacement. Un séjour prescrit médicalement pour raisons de santé – cure thermale, climat recommandé – diffère radicalement d’un départ touristique pour « kiffer sa vie ». Le médecin-conseil de la Sécurité sociale évalue cette compatibilité au cas par cas, en fonction de la pathologie déclarée.
Reste à déterminer si l’influenceuse a effectivement respecté ce protocole strict, comme elle l’affirme désormais face aux critiques.
La Défense De L’influenceuse : Prescription Médicale Et Harcèlement Allégué
Face à l’avalanche de critiques, la jeune femme a finalement brisé le silence pour justifier ses agissements. Dans une vidéo de réponse, elle oppose un argumentaire juridique sec à ses détracteurs : « Je tiens à vous informer pour votre « culture » que vous avez le droit de partir en vacances en arrêt maladie, sous prescription médicale, si vous avez informé la CPAM au préalable. Je vous invite à vous instruire. »
Cette contre-attaque révèle surtout les coulisses d’un conflit professionnel plus profond. L’influenceuse affirme avoir déposé plainte pour harcèlement moral contre sa directrice des ressources humaines et son entreprise. Une information cruciale qui éclaire différemment ses publications provocantes : le séjour au ski ne serait pas simple escapade, mais démarche thérapeutique validée médicalement.
Sa défense repose sur une souffrance psychologique documentée. Elle évoque des journées où elle devait « aller au travail tous les jours, la boule au ventre », un état justifiant selon elle l’arrêt et les déplacements prescrits. Le médecin aurait ainsi autorisé ces changements d’air pour favoriser sa récupération mentale.
Le pied-de-nez à son employeur apparaît alors sous un autre angle : non pas simple provocation gratuite, mais affirmation d’une liberté recouvrée après des mois de tensions professionnelles. Reste à savoir si cette prescription médicale existe réellement et si la CPAM a effectivement été informée, comme l’exige le cadre légal exposé précédemment.










