Cette patience s’incarnait aussi dans le mono-tâche, pratique devenue exotique. Quand on rédigeait ses devoirs, aucune notification ne venait interrompre la réflexion. Les conversations téléphoniques monopolisaient l’attention, sans scroll parallèle sur un écran. Cette attention exclusive permettait une présence totale à l’activité en cours, une immersion que le multitâche permanent rend désormais impossible.
L’autonomie spatiale complétait ce tableau cognitif. Sans GPS, on déchiffrait les plans de métro, on mémorisait les itinéraires, on développait une cartographie mentale de son environnement. Se perdre arrivait, certes, mais on apprenait à retrouver son chemin en sollicitant des passants. Cette intelligence spatiale et cette interaction sociale pour s’orienter ont cédé la place à une dépendance totale aux algorithmes de navigation.
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