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17 août 2026
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Avignon : un négociateur sauve une adolescente sur un pont de l’A7

Parmi les militaires du PSIG se trouvait un négociateur de crise. Formé spécifiquement pour gérer ce type de situation, il est parvenu à établir un contact avec l’adolescente. Après trente minutes d’échanges, la jeune fille a renoncé à sauter. Elle a été prise en charge médicalement et hospitalisée aux alentours de 2h30 du matin.

Qui sont les négociateurs régionaux ?

Formés par le GIGN, les négociateurs régionaux de la gendarmerie sont des militaires spécialisés dans la gestion des crises humaines : personnes suicidaires, forcenés armés, conflits extrêmes. La France en compte environ 480, opérant en binôme et disponibles à toute heure, mobilisables par n’importe quelle unité de gendarmerie sur le territoire national.

Les négociateurs de crise, des spécialistes formés par le GIGN

Derrière cette intervention se trouve un dispositif méconnu du grand public : les négociateurs régionaux de la gendarmerie nationale. La France compte quelque 480 négociateurs régionaux déployés en métropole et outre-mer, tous sélectionnés et formés par la cellule nationale de négociation du GIGN.

Les négociateurs de crise, des spécialistes formés par le GIGN
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Leur formation initiale dure quinze jours, complétée par des remises à niveau régulières portant sur des domaines variés : milieu psychiatrique, techniques de communication avancées, hypnose, programmation neurolinguistique. Ces spécialistes opèrent toujours en binôme et doivent rester disponibles à toute heure du jour et de la nuit.

Leur champ d’intervention est large : personnes suicidaires, forcenés armés, individus retranchés, conflits familiaux extrêmes. En 2019, les négociateurs régionaux avaient été mobilisés à 450 reprises sur l’ensemble du territoire, les crises suicidaires représentant la majorité de leurs interventions.

Un lycéen sur quatre touché par des pensées suicidaires

Le drame d’Avignon n’est pas un fait isolé. Selon l’enquête EnCLASS de Santé publique France, un lycéen sur quatre déclare avoir eu des pensées suicidaires au cours de sa vie, et un sur dix a déjà fait une tentative. Ces chiffres, déjà préoccupants, s’inscrivent dans une tendance documentée de longue date par les autorités sanitaires.

Un lycéen sur quatre touché par des pensées suicidaires
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Les adolescentes sont particulièrement exposées. En 2024, 7 jeunes filles sur 1 000 âgées de 11 à 17 ans ont été hospitalisées pour tentative de suicide ou automutilation — soit une hausse de 21 % par rapport à l’année précédente. Entre 2019 et 2021, le nombre de tentatives avait déjà progressé de 30 % dans cette même tranche d’âge, selon l’Observatoire national du suicide.

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