
En 2016, son père a pris une décision historique : abolir la loi salique au sein de la famille, qui réservait jusqu’alors la succession aux héritiers masculins. Maria Carolina est ainsi devenue l’héritière désignée à l’âge de 13 ans, une première dans l’histoire de cette maison royale.
Son parcours mêle héritage aristocratique et formation contemporaine. Elle a étudié à l’Istituto Marangoni à Paris, école de mode et de design réputée, avant de compléter son cursus par des cours d’économie en ligne à Harvard. Elle partage son temps entre Monaco, Paris et Rome. Selon Paris Match, les deux se seraient rencontrés pour la première fois en mai 2025, lors du Grand Prix de Formule 1 de Monaco.
Benjamin Duhamel met les pieds dans le plat sur France Inter
C’est sur France Inter que la question a été posée le plus directement. En recevant Jean-Philippe Tanguy, député RN, le journaliste Benjamin Duhamel a mis en avant la couverture de Paris Match pour interroger la cohérence du discours du parti : « Est-ce qu’on peut encore se revendiquer anti-système quand son président de parti fait la Une de Paris Match avec une princesse héritière fortunée ? »

Tanguy a répondu en séparant nettement vie personnelle et engagements politiques. Selon lui, « les histoires d’amour n’ont rien à voir avec le détournement de l’intérêt public par les intérêts privés. » Pour le député, le « système » qu’il combat se définit avant tout comme le détournement des intérêts publics au profit d’intérêts privés — et la relation amoureuse de Bardella n’y entre pas.
Duhamel a maintenu la pression sur un point précis : cette exposition médiatique n’est pas de l’ordre de la vie privée. « Il y a un choix délibéré. De nombreux articles de presse l’ont relevé », a-t-il souligné. Pour le journaliste, paraître en couverture d’un grand magazine people avec une aristocrate est un acte de communication, pas une intrusion dans l’intimité du couple. Tanguy n’a pas cédé sur le fond, estimant qu’il n’y avait « aucune information spéciale à en tirer. »
Un risque calculé pour l’image du RN à l’approche de 2027
Des experts en communication politique ont rapidement pointé les tensions que cette stratégie génère. Trois risques ont été identifiés : une indifférence de l’électorat si l’histoire reste périphérique, un rejet par une base populaire qui pourrait percevoir son chef comme devenu « jet-set », et une fragilité potentielle en cas de déclarations passées de la princesse susceptibles de faire polémique.
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