À La Madrague, un testament fixe un délai de six mois et l’accès est fermé fin octobre
Brigitte Bardot a laissé La Madrague à sa Fondation. Dans son testament, elle a ajouté que « toute personne qui réside à La Madrague doit la quitter au maximum 6 mois » après sa mort. Max Guazzini affirme qu’elle l’avait signifié devant notaire.
Selon lui, Bernard d’Ormale a été prévenu très tôt: « Dès que Brigitte est décédée, on lui a dit: “Bernard, tu ne peux pas rester.” On lui a dit qu’il avait jusqu’au mois de juin. » Fin octobre, la Fondation, désormais propriétaire des lieux, a pourtant fermé l’accès à Bernard d’Ormale, âgé de 85 ans.
Le veuf raconte avoir quitté La Madrague vers 14 h pour prendre un café à Saint-Tropez. À son retour, vers 17 h, la porte du parking avait été retirée et remplacée par un panneau « travaux ». Ses effets personnels, dont ses médicaments, sont restés à l’intérieur. Un logement social est mis à sa disposition par la mairie de Saint-Tropez, mais il n’y a pas emménagé depuis le décès de l’actrice.
Son avocate reconnaît que la propriété appartient à la Fondation et qu’un délai de six mois avait été convenu pour récupérer ses affaires. Elle souligne toutefois la difficulté, pour un homme de 85 ans, d’organiser seul un déménagement après plus de trente ans de vie commune. Sur RTL, Bernard d’Ormale a dénoncé la « brutalité » de la Fondation: « On essaye de m’effacer. »
Conflit d’intérêts, sacs emportés, vigile blessé: les accusations de la Fondation
Pour justifier sa position, Max Guazzini met en avant un argument juridique. Bernard d’Ormale étant administrateur de la Fondation, « n’a juridiquement pas le droit de résider dans un bien de la Fondation, sinon ce serait un abus de confiance et un conflit d’intérêts ». Il ajoute que garder le veuf à La Madrague ferait courir le risque d’une mise en examen.
La directrice générale, Ghyslaine Calmels-Bock, avance une autre raison. Elle affirme que l’accès a été fermé parce que Bernard d’Ormale emportait régulièrement des sacs de la propriété: « Il était en train de la vider ». Max Guazzini évoque de son côté des « paquets entiers de choses qui ne lui appartiennent pas », malgré un inventaire effectué par maître Millon, et dit avoir mis le veuf en demeure à plusieurs reprises.
La Fondation affirme aussi que Bernard d’Ormale aurait roulé en voiture sur le vigile, qui a été blessé, et embouti le portail lors d’une tentative de retour, des faits que les caméras de vidéosurveillance auraient filmés.
Sur C à Vous, Max Guazzini a par ailleurs évoqué une voiture: « Il y avait la Mini Moke de Brigitte Bardot, qui vaut une fortune, elle a disparu. Il l’a mise où? » Il a aussitôt précisé: « J’ai pas dit que je l’accusais de vol, mais [la voiture] a disparu. »
Fin octobre, sur ICI Provence, il avait décrit Bernard d’Ormale comme un « sacré personnage » qui « n’était pas un ange ».
À ceux qui jugent la méthode brutale, Max Guazzini répond: « On comprend le problème, qu’il a vécu avec Brigitte pendant des années. Mais on n’a pas le choix. Et il a un appartement à Saint-Tropez. » Il ajoute: « On lui a envoyé des lettres. Ce n’était pas si brutal que ça… »
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