La « Trump Dance » accompagne le quatrième but belge
La réponse belge ne s’est pas limitée au score. Selon Demotivateur, les joueurs ont célébré le quatrième but de Romelu Lukaku en imitant la « Trump Dance », une gestuelle associée aux apparitions publiques de Donald Trump. Le geste a été interprété comme une pique directe après deux jours de polémique.

Les joueurs belges ont ensuite assumé l’idée d’une réaction sportive. Nicolas Raskin a expliqué, selon Demotivateur: « Un sentiment d’injustice régnait au sein de l’équipe ». Le capitaine Youri Tielemans a, lui, résumé la réponse belge par ces mots: « C’est ce que nous avons fait ».
The Guardian rapporte également que Tielemans a reconnu une réunion interne après l’annonce concernant Balogun. L’objectif, selon le capitaine belge cité par le quotidien britannique, était de parler sur le terrain. Le contenu précis du match a donné du poids à cette ligne, la Belgique ayant pris l’avantage tôt puis conservé l’initiative.
Après la rencontre, les canaux officiels belges ont aussi publié le message « Overturn this », d’après The Guardian et le New York Post. La formule renvoyait directement à la décision de la FIFA de suspendre la sanction de Balogun. Elle a accompagné des images de célébration, prolongeant la séquence au-delà du stade.
La pression se déplace vers la FIFA et ses règles
La polémique dépasse désormais le seul match. Selon The Guardian, l’UEFA a accusé la FIFA d’avoir franchi une ligne rouge en autorisant Balogun à jouer malgré l’automaticité habituelle d’une suspension après carton rouge. Le débat porte sur la cohérence de la justice sportive pendant une compétition mondiale.

La FIFA a répliqué mardi, toujours selon The Guardian, en défendant l’indépendance de sa commission disciplinaire. L’instance a aussi soutenu que la suspension des effets d’une sanction existait déjà dans le football moderne. Elle affirme ne pas avoir annulé le carton rouge lui-même, mais seulement différé l’exécution de la suspension.
Le Monde rapporte que, cinq heures avant le coup d’envoi, le Tribunal arbitral du sport n’avait pas reçu de recours belge devant sa division ad hoc du Mondial. La suite juridique dépend donc des démarches que la fédération belge décidera ou non de lancer dans le champ de l’arbitrage sportif.
Dans le camp belge, Rudi Garcia a tenu à distinguer Balogun de la décision qui l’a concerné. Le New York Post rapporte que l’entraîneur a échangé avec l’attaquant après le match et a dit ne pas le tenir pour responsable. La critique vise donc d’abord la procédure, la FIFA et les conditions de la décision.
La prochaine échéance sportive connue concerne la Belgique, attendue vendredi contre l’Espagne en quart de finale, à Inglewood selon The Guardian et le New York Post. D’ici là, deux points restent à suivre: une éventuelle initiative belge devant le Tribunal arbitral du sport et la publication, ou non, d’explications plus détaillées de la FIFA sur le raisonnement disciplinaire appliqué à Balogun.

